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Les émissions de CO2 des voitures neuves devront baisser de 37,5 % d'ici à 2030

Publié par le , Mis à jour le 18/12/2018 à 14:45

Pollution automobile : l'Europe s'entend sur des objectifs ambitieux

Le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord : les émissions de CO2 des voitures neuves vont être réduites de 37,5 % d'ici à 2030. Cet objectif qui apparaît plus ambitieux que la proposition initiale a été immédiatement dénoncé par les différents acteurs de l’industrie automobile européenne. Coup de projecteur.

Les nouveaux objectifs de réduction de CO2

Lundi 17 décembre 2018, les Etats membres de l’UE se sont entendus sur un nouvel objectif ambitieux de réduction de 37,5 % des émissions de CO2 des voitures de tourisme d'ici 2030. Cet accord est né d’un compromis entre les pays producteurs d’automobiles et les pays à la pointe de la lutte contre le changement climatique.

Par exemple, l’Allemagne, pays où l’industrie automobile pesait la bagatelle de 423 milliards d'euros en 2017, avait fait savoir que des objectifs trop ambitieux doublés d’un passage trop brutal à la voiture électrique pourraient impacter négativement son économie et entraîner la perte de nombreux emplois.

A l’issue de neuf heures de négociations, les différentes parties se sont mises d’accord sur les objectifs suivants :

  • une réduction de 37,5 % des émissions CO2 émises par les voitures de tourisme d’ici 2030,
  • une réduction de 31 % des émissions CO2 émises par les véhicules utilitaires d’ici 2030,
  • une réduction de 15 % des émissions CO2 émises par les voitures de tourisme et les véhicules utilitaires d’ici 2025.

Les « graves inquiétudes » de l’industrie auto européenne

Ministre autrichienne du Développement durable, Elisabeth Köstinger s’est félicitée de cet accord estimant qu’il s’agissait là d’un « signal important » dans le combat mené contre le dérèglement climatique.

L’ONG européenne Transport et Environnement (T&E), qui regroupe une cinquantaine d’organisations actives dans le domaine du transport et de l'environnement, a vu dans cet accord un changement de vitesse de l’Europe « dans la course à la production de véhicules à émissions nulles » avant de nuancer estimant que cela n’allait « pas assez vite » pour atteindre les objectifs climatiques arrêtés.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy a quant à lui salué cet accord, considérant qu’il s’agissait d’un « effort important » à réaliser par le secteur automobile afin de « prendre sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique ».

Enfin, l’Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), qui représente et défend les intérêts de l'industrie automobile au sein de l’UE, n’a pas caché ses « graves inquiétudes » regrettant que ces objectifs soient uniquement motivés par des « motivations politiques », sans prise en compte des « réalités technologiques et socio-économiques ».

 
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