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Les médecins pensent pouvoir lutter contre la fatigue au volant

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La fatigue est responsable d'un accident mortel sur trois

La fatigue au volant est un véritable fléau. On estime qu’il est responsable d’un accident mortel sur trois dans l’Hexagone. Face à ce terrible constat les professionnels de santé pensent avoir un rôle à jouer selon une étude de la Prévention routière révélée par Le Parisien.

77 % des médecins pensent avoir un rôle à jouer

Certains traitements médicamenteux influent grandement sur les capacités des automobilistes. Alors que la fatigue au volant est responsable d’un accident mortel sur trois en France, les médecins pensent avoir un rôle à jouer selon une récente étude de l’association Prévention routière révélée par Le Parisien. « Dans ces cas, comme lors de maladies chroniques ou déficiences visuelles, les médecins sont un maillon essentiel pour alerter leurs patients », indique au Parisien Anne Lavaud, de l’association Prévention routière.

Dans cette étude menée en collaboration avec la mutuelle MACSF, l’association indique que 77 % des médecins souhaitent aider à renforcer la sécurité au volant. Pour ces professionnels de santé il s’agit de trouver un « équilibre subtil », entre information, prévention et respect du secret médical. « Dans les faits, les médecins évaluent dans quelles conditions leurs patients peuvent conduire. Ils doivent aussi être capables de leur conseiller d’arrêter la voiture, le temps de changer de lunettes ou de trouver le bon médicament », explique le Professeur Damien Léger.

Les personnes âgées ne sont pas une catégorie dangereuse

Si la fatigue est évoquée, ce n’est pas le seul point sur lequel les médecins pensent pouvoir aider. Ainsi, Le Parisien évoque le cas de patients ne pouvant définitivement plus conduire à cause de traitements médicamenteux mais aussi de maladies. Aujourd’hui, dans le cas où un automobiliste est en incapacité de conduire et ce de manière définitive, il doit prendre contact avec un médecin agréé par la préfecture de sorte à ce que son permis soit annulé. Si cela n’est pas fait, ce conducteur serait tenu responsable en cas d’accident.

L’association Prévention routière évoque également dans cette étude le cas de la conduite des personnes âgées. Anne Lavaud tient d’abord à rappeler que cette population est considérée à tort comme une catégorie dangereuse : « s’ils meurent plus nombreux, c’est surtout en tant que piétons, victimes d’automobilistes plus jeunes ». Pour aider les médecins, l’association a publié 21 fiches pratiques mais aussi des conseils pour évaluer les capacités de leurs patients. Avec 7 gestes simples les professionnels de santé pourront évaluer les aptitudes à conduire. « L’objectif n’est pas de faire renoncer à la conduite, mais de permettre de se déplacer en sécurité », insiste Anne Lavaud.

 
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