Assurance auto

Les premières voitures radars privatisées présentées à Evreux

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L'association 40 millions d'automobilistes s'inquiète des dérives possibles

Les premiers radars embarqués privatisés ont été présentés vendredi 20 avril à Évreux (Eure). Après plusieurs mois de tests, ce dispositif va enfin être lancé. Un lancement salué par le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe et critiqué par le délégué général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray.

Les véhicules circuleront en Normandie dans un premier temps

Les premières véhicules radars privatisés ont été présentées à Evreux vendredi 20 avril. Après plusieurs mois de tests, ces radars embarqués, confiées à des prestataires privés, vont flasher leurs premières voitures dès lundi prochain. Ces véhicules seront ainsi actifs en Normandie et particulièrement dans l'Eure. Il s’agit d’une première étape puisque la Sécurité routière confiait au Parisien que « toute la France sera couverte mi-2019 ». Une bonne nouvelle pour Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière. « Le nombre de flashs va augmenter dans un premier temps mais les automobilistes vont s'adapter. Il n'y a aucun objectif financier. Le seul est d'épargner des vies », a-t-il indiqué sur Franceinfo.

De multiples craintes et notamment celles liées aux dérives  

Concrètement, des entreprises privées sillonneront des routes indiquées par l’Etat, à bord d’automobiles de l’Etat. Lorsqu’une voiture sera flashée en excès de vitesse, les images seront par la suite envoyées à des officiers de police judiciaire à Rennes. « Les policiers et les gendarmes sont donc rendus à des activités davantage conformes à leur formation », explique Emmanuel Barbe. Reconnaître les radars embarqués dans des véhicules conduits par la police ou la gendarmerie ne sera donc plus possible. Pour Emmanuel Barbe il ne s’agit pas de surprendre mais de protéger. Il explique d’ailleurs que ces « voitures existent déjà mais ne roulent qu'une heure par jour ». Un temps de circulation qui va augmenter puisque dorénavant ces véhicules pourront rouler jusqu’à 8 h.

Si certains se félicitent du lancement de ces radars embarqués dans des véhicules privés, d’autres expriment leurs inquiétudes. C’est notamment le cas de l’association 40 millions d'automobilistes. « Dans chaque société, il peut y avoir des dérives potentielles, il suffit de regarder ce qui s'est passé récemment avec le stationnement, avec d'autres sociétés qui ont obtenu cette délégation de service public » explique à Franceinfo Pierre Chasseray, délégué général de l’association. De réelles craintes qui ne demandent qu’à être infondées.

 
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