Assurance auto

Les professionnels de l'auto demandent un report des délais du contrôle technique

Publié par le , Mis à jour le 14/04/2020 à 12:10

Circuler avec un véhicule n'ayant pas validé le contrôle technique vous expose à une amende forfaitaire de 135 euros

Rouler avec une voiture qui n'a pas passé le contrôle technique est illégal. De fait, les centres habilités à faire passer le contrôle technique peuvent rester ouverts pour permettre aux automobilistes en ayant toujours l'autorisation de circuler. Mais dans les conditions sanitaires actuelles, il est très difficile de protéger les professionnels.

Une demande de report des délais du contrôle technique en période de confinement

Depuis l'arrêté du 15 mars 2020 ayant complété celui du 14 mars, les centres de contrôle technique auto ne figurent plus dans la liste des établissements ne pouvant plus recevoir de public jusqu'au 15 avril prochain. En effet, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a récemment expliqué sur Europe 1 que les automobilistes étaient en droit de se rendre dans les centres habilités. Ces derniers ne seront pas verbalisés s'ils disposent d'une attestation de déplacement pour « première nécessité ».

Mais dans les faits, un très grand nombre d'entreprises du secteur ont décidé de fermer pour protéger leurs salariés de la pandémie. Les professionnels demandent en outre un report des délais pour le contrôle technique auto à l'instar de ce qui a été fait en Belgique, en Italie ou en Espagne, pays également en situation de confinement.

Ainsi, Karine Bonnet, directrice général de Dekra France (une des grandes enseignes du contrôle technique en France) a adressé une lettre ouverte au ministre de la Santé Olivier Véran. Elle y demande « la suspension des agréments centre et contrôleur pendant la période de confinement et en officialisant le report des dates de contrôle technique et de contre-visite de 40 jours ».

Une clarification est nécessaire face à la situation actuelle

À savoir que, malgré la situation actuelle, circuler avec un véhicule n'ayant pas passé le contrôle technique reste illégal et peut vous exposer à une amende forfaitaire de 135 euros et pouvant aller jusqu'à 750 euros (majorée à 90 si payée dans les trois jours suivant l'infraction). En plus, une retenue de la carte grise du véhicule et une mise en fourrière peuvent être décidés. Ce qui n'empêche toutefois pas les Français de rouler avec plus d'un demi-million véhicules non-conformes.

Les professionnels du secteur ont donc besoin d'une clarification de la part du gouvernement et plus particulièrement du ministère de la Transition écologique, qui détient aujourd'hui le pouvoir décisionnel quant à ce sujet. Questionné à ce sujet par BFMTV, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État aux transports, avait allégué que les autorités seraient plus souples en cette période de crise.

Le coronavirus COVID-19 est une menace pour les professionnels de ce secteur de l'auto

Il faut dire que, si le contrôle technique semble toujours être une priorité pour le gouvernement, les craintes des professionnels du secteur sont légitimes. « Nous n'avons actuellement clairement pas les moyens de protéger les salariés de nos centres de contrôle technique affiliés, ni les automobilistes pour lutter contre la propagation du virus : pas de gants, pas de gel et nous devons contrôler des véhicules potentiellement contaminés ! », déclare Karine Bonnet.

Les voitures, conçues pour la majeure partie en métaux et plastiques, peuvent être d'importants vecteurs de contamination. D'après une étude publiée par le New England Journal of Medecine, la durée de vie du coronavirus COVID-19 pourrait s'étendre jusqu'à deux ou trois jours sur du plastique ou de l'acier inoxydable. Une autre étude publiée par The Journal of Medical Infections présente des chiffres encore plus inquiétants : 4 jour sur du bois, 5 sur du métal et du papier et 9 sur du plastique. On comprend donc aisément en quoi les professionnels du secteur automobile redoutent un maintien de leur activité.

Màj : le lundi 23 mars, le gouvernement a annoncé accorder un délai de 3 mois pour les contrôles techniques : « Une tolérance de trois mois est accordée pour les délais du contrôle technique des véhicules légers. Cette tolérance s'applique également aux délais prévus par la réglementation pour réaliser les contre-visites », a précisé le ministère de la Transition écologique.

 
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