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Limitation à 80 km/h : l'Onisr publie un rapport légitimant la mesure

Publié par le , Mis à jour le 18/04/2018 à 14:58
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L'Onisr indique que les axes secondaires sont les plus dangereux

La réduction de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire est une mesure impopulaire. Pourtant son application, à partir du 1er juillet 2018, devrait permettre de sauver des vies selon le dernier rapport de l’Observatoire interministériel à la sécurité routière.

86 % des décès ont eu lieu sur des routes départementales

L’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires est acté et sera effectif dès le 1er juillet prochain. Et le gouvernement ne compte pas changer d’avis. Pour légitimer cette mesure impopulaire, l’Observatoire interministériel à la sécurité routière (Onisr) vient de publier une étude sur l’accidentologie de ces routes à double sens, hors agglomération. Le constat est sans appel. En effet ce rapport montre, statistiques à l’appui, que ces axes sont les plus meurtriers. Ils sont également ceux où les automobilistes commettent le plus d’erreurs et d’excès de vitesse. L’Onisr indique ainsi que 86 % des décès entre 2012 et 2016 (soit 8 221) ont eu lieu sur les routes départementales. Sur la même période, 8 % ont eu lieu sur les routes nationales et 6 % sur les voies communales.

L’Onisr conforte le choix d’abaisser la vitesse

L’enquête de l’Observatoire interministériel à la sécurité routière s’est également penchée sur les routes bidirectionnelles, sans séparateur central, les plus empruntées. Soit les routes nationales et les routes départementales de catégorie 1 ou 2. Sur ces axes, l’Onisr indique que l’on compte 55% de la mortalité routière. Et les chiffres sont encore plus impressionnants dans certains départements. Dans les Alpes de Haute Provence ou le Gers, respectivement 81 % et 78 % des personnes tuées l’ont été sur ces routes.

Alors que des élus veulent le retrait ou faire du cas par cas pour que cette mesure ne soit pas appliquée sur les routes bien entretenues, ce rapport indique la réduction de la vitesse à 80 km/h est nécessaire sur tous les axes. « Alors que l’on croit que ces routes sont les plus sûres, en réalité ce sont celles qui enregistrent le plus d’accidents mortels. Toutes les études successives confirment que les bénéfices d’un abaissement de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h seront en large part obtenus sur ces routes-là », conclut l’Onisr.

 
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1 RÉACTION
Cette mesure est une escroquerie intellectuelle. Tous les services de l'état sont mobilisés pour diffuser la bonne parole d'un premier ministre ex-délinquant routier converti dans la sécurité routière à bas coût mais forte rentabilité. Et bizarrement personne n'ose rappeler que le candidat Macron était contre cette mesure ! Elle ne résoudra pas les problèmes d'alcoolémie (de quand date votre dernière mesure : moi c'était en 1988 et j'ai parcouru au moins 900 000 km depuis !) Elle ne solutionnera pas la surraccidentalité la nuit quand la seule rétorsion que fait encourir un défaut d'éclairage (plus de 10% des voitures en circulation) c'est une contrevisite après le contrôle technique bisannuel. Elle ne changera pas grand chose aux non-respects des priorités aux carrefours. L'interdiction de dépasser les PL qu'elle induit gênera formidablement les 2RM dans leurs perceptions des défauts de la route (pontages de fissures, dépôts divers, etc) Etc etc etc...

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