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Limitation à 80 km/h : le Conseil d'Etat saisi pour annuler le décret

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Deux recours ont été déposés pour annuler le décret sur les 80 km/h

Publié au Journal Officiel dimanche 17 juin, le décret abaissant la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h est très largement contesté. Des élus et des associations viennent de déposer deux recours pour annuler cette mesure qui s’apparente, selon eux, à un « excès de pouvoir ».

La Ligue de défense des conducteurs et l'Automobile club déposent un recours

Juste publié, déjà contesté. Après les rapports, les recommandations ou bien encore les manifestations, voici venu le temps des recours. Alors que le décret limitant à 80 km/h la vitesse sur les routes secondaires a été publié dimanche dernier au Journal Officiel, des élus et des associations viennent de saisir le Conseil d’Etat. Ils demandent purement et simplement son annulation. Le premier, déposé par la Ligue de défense des conducteurs et l'Automobile club des avocats, dénonce un « excès de pouvoir ». Un avis partagé par la quinzaine de députés UDI-Agir et LR, à l’origine du second recours déposé hier. « Les décrets ne sont pas débattus à l'Assemblée nationale, donc le seul moyen que nous avons de défendre notre point de vue, c'est d'aller devant le Conseil d'État et d'expliquer qu'il y a là un excès de pouvoir et une erreur manifeste d'appréciation », a indiqué le député UDI Jean-Christophe Lagarde sur LCI.

La présidente de la Creuse refuse d’installer les nouveaux panneaux

Outre cette offensive judiciaire, d’autres élus ont décidé de s’opposer plus frontalement à cette mesure. La présidente LR de la Creuse, Valérie Simonet, a indiqué qu’elle refusera d'installer les nouveaux panneaux. « En l'absence de concertation, que l'État se débrouille », a-t-elle expliqué au micro de France Bleu Creuse. L’élue souhaite ainsi laisser l’opération entièrement à la charge de l’Etat. Le service de communication a ainsi précisé que le conseil départemental « e mettra aucun moyen en œuvre, ni financier, ni technique, ni humain ». Une position qui ne devrait pas faire infléchir le gouvernement.

Le premier ministre, Edouard Philippe, a tenu à assurer que cette mesure sera appliquée. « Non, nous ne changerons pas d'avis. Les mesures qui ont été annoncées seront mises en œuvre. J'assume mes responsabilités et on verra le résultat », a-t-il expliqué hier à l’Assemblée. Le gouvernement a d’ailleurs lancé hier une campagne de communication pour convaincre mais surtout atténuer les protestations.

 
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