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Limitation à 80 km/h : une étude dévoile les routes les plus dangereuses

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Une mesure qui entrera en vigueur à partir du 1er juillet 2018

C’est officiel, le décret abaissant la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h est paru dimanche 17 juin au Journal Officiel. Une mesure justifiée par une étude réalisée par le professeur Claude Got, spécialiste de l’accidentologie et publiée dans le Journal du Dimanche.

Le décret publié au Journal Officiel

On le savait déjà mais ça y est, la mesure est officielle. Dimanche 17 juin, le décret abaissant la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h est paru au Journal Officiel. Dès le dimanche 1er juillet 2018, la vitesse limite autorisée sur les routes à doubles-sens sans séparateur central passera de 90 à 80 km/h. Une mesure décidée le 9 janvier par le Comité interministériel de la sécurité routière. Selon la Sécurité routière et le Premier ministre, Edouard Philippe, cette mesure permettra de sauver plus de 300 vies chaque année. Un argument qui n’a pas convaincu différentes associations et certains élus toujours farouchement opposés au passage à 80 km/h.

50 % des tués sur les routes sur 15 % du réseau

Depuis plusieurs mois, on assiste à différents débats et où chaque parti tente de prouver le bienfondé de son opinion. Une opinion qui s’appuie sur différents arguments, eux-mêmes puisés dans diverses études. Et les partisans du passage à 80 km/h ont depuis dimanche de nouvelles flèches à leurs arcs. Claude Got, spécialiste de l’accidentologie, a en effet dévoilée les résultats de son étude menée pour sur la mortalité sur les voies hors agglomération et hors réseau autoroutier pendant 10 années (2006/2015). Publiée dans le Journal du Dimanche le 17 juin, cette enquête réalisée pour la ligue contre la violence routière, fait état d’un constat simple : 15 % du réseau concentrent 50 % des morts sur les routes. « Notre étude démontre que les belles routes secondaires sont celles où on meurt le plus », résume Chantal Perrichon, président de la Ligue contre la violence routière au JDD. 

Une étude similaire à celle de l’Onisr

Cette étude a passé au crible 91 départements pour recenser les routes où figurent le plus grand nombre de personnes tuées entre 2006 et 2015. Premier enseignement, la plupart de ces axes sont concernés par l'abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h. Dans le Doubs par exemple, 49 % des décès se concentrent sur 9 voies, soit 15 % de la longueur totale des axes sans séparateur médian. Autre département, la Dordogne : 51 % des accidents mortels se sont déroulés sur 10 routes, soit 16 % des routes sans séparateur médian.

Une étude qui ressemble à celle que l’Observatoire interministériel de la sécurité routière (Onisr) avait dévoilé le 17 avril dernier. Dans cette enquête nommée « l’Accidentalité sur les routes bidirectionnelles hors agglomération », l’Onisr démontrait que les routes qui semblent les plus « sures » sont celles où le plus d’accidents ont lieu. Pour Claude Got, cette étude souffrait néanmoins d’une lacune. Celle de ne pas avoir publié une carte pour rendre plus visible les arguments. C’est désormais chose faite puisque l’enquête de la Ligue contre les violences routière a produit une carte de ces 400 000 km de routes.

 
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