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Limitation de vitesse : les zones à 70 km/h supprimées en Hautes-Alpes

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Pour Jean-Marie Bernard, "les limitations à 70 km/h n'ont plus de sens"

Pour contester la prochaine application du décret abaissant la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h, le département des Hautes-Alpes vient de prendre un arrêté supprimant les zones à 70 km/h.

Protester contre l’abaissement de la vitesse maximale autorisée

Un arrêté qui risque de faire du bruit. La mesure abaissant la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h ne passe décidemment pas.  Alors que le décret a été publié au Journal Officiel le 17 juin dernier, et qu’il s’appliquera le 1er juillet prochain, des élus et associations continuent le combat. Le département des Hautes-Alpes vient de prendre un arrêté pour supprimer les zones à 70 km/h. « Avec l'abaissement par le gouvernement de la vitesse autorisée à 80 km/h, les limitations à 70 km/h n'ont plus de sens. L'idée, c'est de clarifier le réseau », a explique au journal Le Point Jean-Marie Bernard, président (LR) du conseil départemental.

Après un vote symbolique, une décision « conforme au Code de la route »

Ce n’est pas la première foi que ce département fait parler de lui. Très remonté contre cette mesure, le président du conseil départemental avait en avril dernier fait voter une délibération pour maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h. Un acte purement symbolique puisqu’un mois plus tard, la décision avait été annulée par la préfecture des Hautes-Alpes. Ce dernier avait jugé que la collectivité n’avait pas compétence pour délibérer sur le sujet des vitesses autorisées. « La délibération du conseil départemental se trouve entachée d'illégalité et doit à ce titre être retirée », avait expliqué la préfecture en citant l'article R413-1 du Code de la route. Si le premier acte était symbolique donc, le second est réel, mais est surtout en conformité avec le Code de la route selon Jean-Marie Bernard.

Cette décision fait écho à celle de la présidente du conseil départemental de la Creuse, Valérie Simonet. Cette dernière a indiqué qu’elle refuserait d’installer les nouveaux panneaux. « En l'absence de concertation, que l'État se débrouille », avait-elle expliqué au micro de France Bleu Creuse. Des annonces qui ne feront néanmoins pas bouger le gouvernement. Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait rappelé qu’il ne changerait pas d’avis et que la mesure s’appliquera bien dès le 1er juillet prochain.

 
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