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Loi climat adoptée : quel impact pour votre voiture et votre assurance auto ?

Publié par le , Mis à jour le 30/07/2021 à 12:35
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La loi climat a bien été adoptée il y a quelques jours. Elle prévoit plusieurs changements majeurs pour la mobilité des Français, et notamment l'abandon progressif de la voiture thermique. Ce passage contraint à l'électrique a un coût, car ces modèles sont plus chers à l'achat, et par conséquent plus coûteux à assurer. A mesure que le parc automobile français va s'électrifier, les cotisations d'assurances risquent donc aussi de grimper pour ceux qui resteront à l'essence. Pour conserver une prime raisonnable, le plus simple est de passer par un comparateur d'assurances en ligne.

Qu'est-ce que la loi climat ?

La publication des décrets d’application de la loi climat n’aura pas tardé : cinq jours après leur vote définitif à l’Assemblée nationale le 20 juillet, les mesures, visant à « faire entrer l’écologie dans la vie des Français », ont été entérinés au Journal officiel. 

Parmi les mesures qui verront donc bien le jour, on peut citer la suppression de lignes aériennes intérieures en cas d'alternatives en train de moins de 2h30, ou l'interdiction de mise en location des « passoires thermiques », c’est-à-dire les logements classés G en 2025, puis ceux classé F en 2028.

Loi climat : quel impact pour les véhicules polluants ?

Côté automobile, il faut noter que toutes les villes de plus de 150 000 habitants devront mettre en place une ZFE (zone à faibles émissions) avant le 31 décembre 2024. Cela signifie qu’à l’intérieur de ces zones les véhicules thermiques seront progressivement interdits : 

  • Le 1er janvier 2023 : tous les diesels d’avant 2001 seront interdits, ainsi que les véhicules essence d’avant 1997

  • Le 1er janvier 2024 : les moteurs diesel d’avant 2006 seront exclus

  • Le 1er janvier 2025 : les véhicules diesels d’avant 2011 et les essences d’avant 2006 ne pourront plus circuler

Autrement dit, au plus tard en 2025, seules les vignettes Crit’Air 1, 2 ou verte seront autorisées à rouler dans ces agglomérations. Au plus tard, car certaines métropoles souhaitent déjà avancer le calendrier, notamment à Paris, où les vignettes Crit’Air 2 seront interdites dès 2024.

Plus largement, c’est même la quasi-interdiction de vendre des véhicules neufs émettant plus de 123 g/km de CO2 qui va être mise en œuvre par cette loi (quasi, car ces voitures thermiques pourront toujours représenter 5% des immatriculations, mais guère plus). Pour résumer, toutes les voitures actuellement soumises au malus écologique ne pourront plus être commercialisées d’ici la fin de la décennie.

Quelles mesures pour aider à la transition ?

À l’intérieur des ZFE, pour faciliter la transition des urbains vers une mobilité plus propre, quelques idées pour le moins originales vont aussi entrer en vigueur. On pense notamment à une nouvelle prime à la casse, qui permet de troquer sa vieille voiture polluante contre… un vélo électrique (avec un plafond à 1 500 euros pour le deux-roues). 

Une aide qui peut surprendre tant les usages sont différents entre ces deux catégories de véhicules. Pourtant, une autre disposition prévoit, elle, de troquer son ancien véhicule utilitaire contre un vélo cargo électrique (avec un même bonus de 1 000 euros pour les particuliers et les entreprises).

Pour l’heure, il reste peut-être plus réaliste pour un particulier de profiter du bonus écologique, même si ce dernier a été diminué de 1 000 euros le 1er juillet dernier : il reste possible de toucher 6 000 euros pour l’achat d’un modèle électrique de moins de 45 000 euros.

Pour les entreprises, la loi Climat prévoit également une nouvelle aide pouvant aller jusqu’à 7 000 euros pour l’achat d’une camionnette électrique.

Demain, à quoi ressemblera la voiture des Français ?

Cette évolution à allure forcée vers l’électrique, qui suit la feuille de route européenne visant la fin du véhicule thermique en 2035, va donc profondément changer les habitudes de transport individuel des Français.

Et cette révolution s’observe même déjà, selon le portrait-robot de la voiture moyenne neuve, dessiné chaque année par l’Argus. Selon le magazine automobile, les Français se sont dirigés l’an passé vers des véhicules « plus petits, moins polluants, mais bien équipés ».

Au nombre des caractéristiques qui diminuent d’année en année (au moins depuis 2017) on peut ainsi citer : les cylindrées, la puissance, le couple, la longueur du véhicule, son poids, sa vitesse maximale, et surtout son taux d’émission de CO2.

Cette dernière donnée doit bien sûr beaucoup aux vignettes Crit’Air, et au malus écologique, qui se durcit d’année en année. Ainsi, les ventes des véhicules électriques ont progressé de près de 160% en 2020 en France (en Europe, leur part de marché a doublé). Et pour les hybrides, la hausse est conséquente aussi : + 94% d’immatriculations l’année dernière.

Le passage à l'électrique : un coût pour l'assurance auto

Problème : cette conversion à la voiture a aussi un coût. Les voitures électriques et hybrides embarquent des technologies très innovantes qui reviennent encore très cher. Résultats, pour l’Argus, entre 2010 et 2020, le prix de la voiture moyenne française a gonflé de 7 000 euros, passant de 19 700 euros à 26 700 euros.

Une inflation du prix à l’achat qui accroit également les autres composants du budget auto : l’entretien, mais aussi l’assurance. Avec un parc de plus en plus cher à réparer et donc à assurer, les cotisations d’assurances auto devraient, elles aussi, logiquement augmenter pour tous, à mesure que le parc automobile français s’électrifie. Pour conserver une prime raisonnable, le plus simple est de passer régulièrement par un comparateur d’assurances en ligne.

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4 RÉACTIONS
Serge Rochain 05/08/2021 à 13:47
La réponse selon laquelle le coût des batteries peseront à la hausse encore plusieurs années sur les VE est toute aussi fausse que les arguments de l'article ' toutes les études montrent au contraire que le coût du KWh de li-ion pour ne parler que des plus rependues dans le VE est de moins en moins chère. Leur impacte sur le coût du VE est donc de moins en moins important. Quant j' ai acheté le mien il y a 7 ans la batterie représentait la moitié du coût. Aujourd'hui c'est déjà moins du tiers. Je suis cela de près depuis près de 10 ans cessez d'utiliser les batteries comme prétexte pour augmenter le prix de l'assurance auto dont le premier poste de dépense est la tôle froissée comme avec les thermiques. Serge Rochain
stef 02/08/2021 à 19:36
En résumé, dans quinze ans, seuls les plus riches auront un véhicule et pourront aller travailler et les autres crèveront de faim car si pas de transport de proximité pas de travail. On reviendra vivre à la campagne mais avec des élevages "fictifs" et soi-disant "autonomes" mais qui pollueront.... bruits, odeurs.... Les oeufs seront comme les poissons, ils seront carré ou rectangulaire et si on a le malheur de montrer une photo d'autrefois à nos enfants ils ne nous croirons pas !!!! Quant aux aides à la transition, il est clair que toucher 6000 e pour l'achat d'un véhicule de moins de 45000 donne de la "joie" ! Il en existe beaucoup à moins de 30 000 ? Donc ce sera soit un logement soit une voiture car nos salaires ne suivront pas. Ah bon, il y a des couples qui gagnent moins de 6000 e par mois en France ? Diantre mais comment font-ils pour survivre ? Bien-sûr, que c'est une boutade ces deux dernières lignes mais je suis triste de voir une évolution Darwiniste si inconsciente. Si le monde devient ce que je crains, j'espère ne pas vivre trop vieux pour ne pas le subir ou bien ça ressemblera à Mad Max !!!! Bonne soirée à ou aux lecteurs de ces quelques lignes écrites dans un monde ou les machines seront bientôt les maitres.
serge Rochain 02/08/2021 à 13:20

Article complètement bidon ! Les véhicules électriques sont en passe de devenir moins cher que les VT, et l'essentiel des accidents, la tôle froissée, ne concerne en rien ce qui en fait encore le coût le plus élevé : la batterie !

Assurland.com, le comparateur d'assurances
Assurland.com 04/08/2021 - 12:03

Bonjour,

Selon les études actuellement accessibles, les véhicules électriques ne devraient pas devenir moins chers que les thermiques avant la fin de la décennie. Le prix des batteries va continuer à peser à la hausse pendant encore plusieurs années, et les technologies embarquées auront aussi nécessairement un impact sur les cotisations auto. Nous vous invitons à lire cet article sur le sujet. : https://www.assurland.com/assurance-blog/assurance-auto-actualite/des-voitures-electriques-au-meme-prix-que-les-thermiques-a-partir-de-2026_138446.html

Bien cordialement,

L'équipe d'Assurland.com

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