Assurance auto

Malus auto : 558,9 millions d'euros de recettes en 2018

Publié par le , Mis à jour le 22/05/2019 à 16:48

En 2018, le malus auto bat des records et aide à financer la prime à la casse

Selon le dernier rapport de la Cour des comptes sur le budget de l'État, ce sont 558,9 millions d'euros de recettes qui ont été perçus au titre du malus automobile sur les véhicules polluants, et ce, pour la seule année 2018. Du jamais vu ! D’ailleurs, le montant collecté au titre de ce dispositif apparaît « très supérieur aux prévisions présentées en loi de finances » selon la Cour.

Le malus auto finance la prime à la conversion

En 2018, le malus auto a rapporté près de 560 millions d’euros à l’Etat. Une rentrée d’argent bienvenue car, au cours de cette même année, la prime à la casse a elle aussi rencontré un réel succès.

En effet, cette prime à la conversion d’un véhicule ancien au profit d’un véhicule plus récent et surtout moins polluant a bénéficié à 208 000 propriétaires d’un véhicule alors qu’à l’origine seules 123 000 personnes devaient en bénéficier. Au total, ce « coup de pouce » a représenté un coût avoisinant 377 millions d’euros pour l’Etat. La manne du malus auto est donc tombée à point nommé !

Les SUV polluants toujours plébiscités

A l’heure d’expliquer ce gain de 558,9 millions d'euros pour le malus auto, il convient d’évoquer les taux de référence qui ont été abaissés. En effet, entre 2014 et 2016, le dispositif valait pour les véhicules motorisés qui émettaient au minimum 130 grammes de CO2/km. Ce seul a été abaissé à trois reprises : 126 grammes de CO2/km en 2017, 120 grammes de CO2/km en 2018 et enfin 117 grammes de CO2/km en 2019. En conséquence, l’exécutif avait anticipé une hausse de ses prévisions de recettes de 36 millions d’euros pour un total prévisionnel de 388 millions d’euros. Toutefois, le malus auto a été encore plus profitable qu’attendu avec 558,9 millions d'euros de recettes en 2018.

Hormis l’abaissement du taux de référence, les bons résultats du malus auto s’expliquent par le peu d’intérêt des Français pour les véhicules qui polluent moins. D’ailleurs, les SUV, considérés globalement comme étant polluants, ont continué à être plébiscités. Ainsi, la Cour des comptes a précisé dans son rapport que la « part des achats de voitures affectées d'un malus » était de 29,9 % l’année dernière, ce qui correspond à une augmentation de près de 12 points par comparaison avec les chiffres de 2017.

 
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