Assurance auto

Pièces détachées : vers la fin du monopole des constructeurs automobiles

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Pièces détachés : la prime d'assurance auto pourrait baisser

Edouard Philippe a exprimé son intention d’ouvrir le marché des pièces détachées automobile, alors qu’actuellement les constructeurs automobiles en ont l’exclusivité. Une nouvelle mesure qui pourrait faire baisser la prime d’assurance automobile.

Libéralisation du marché des pièces détachées automobile

La fin d’un monopole ? A l’occasion des dix ans de l’Autorité de la concurrence, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement souhaitait ouvrir le marché des pièces détachées automobile. « Le temps est venu de résorber quelques-uns des angles morts du pouvoir d’achat », a-t-il martelé. Un amendement à la loi d’orientation des mobilités (LOM) devrait ainsi mettre fin au monopole des constructeurs sur la vente de ces pièces. Actuellement, la commercialisation des pièces « visibles » est effectivement réservée aux constructeurs du fait que ces éléments soient protégés par le code de propriété intellectuelle.

Dans un premier temps, seule la vente des rétroviseurs, phares et vitres sera ouverte à la concurrence. La mesure s’étendrait par la suite aux pièces de carrosserie. Avec cette libéralisation du marché des pièces détachées automobile, le gouvernement entend bien faire baisser les prix de 6 à 15 %. Selon le Premier ministre les automobilistes français consacrent en moyenne 500 euros annuels au remplacement de leurs pièces détachées.

Le coût de la réparation auto en hausse de 4,7 % en 2018

Alors que le coût des réparations ne cesse de croître (+ 4,7 % en 2018 selon le SRA (Sécurité et réparation automobile)), cette annonce est très bien accueillie par les assureurs. Elle devrait également l’être par les assurés. La hausse du coût des réparations et des pièces de rechange avait en effet pour conséquence une augmentation de la prime d’assurance. « Le recul du prix des pièces détachées devrait logiquement se répercuter sur le prix de la garantie dommages ou la RC matérielle », explique à L’Argus de l’Assurance Guillaume Rosolek, directeur practice pricing et data IARD chez Actuaris.

 
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