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PSA, Renault et Valéo testent leurs voitures autonomes sur route ouverte

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Renault a fait rouler sa Symbioz Dema sur l’A13

Pour un constructeur de voitures autonomes, faire rouler ses véhicules sur route ouverte représente une étape importante de leurs développements. Le journal Les Echos nous apprend justement que PSA, Renault et Valeo ont obtenu des dérogations pour effectuer ces tests sur les routes françaises.

Des tests de véhicules autonomes sur autoroutes mais également dans Paris

Dans la course à la voiture autonome, les tests sur route ouverte sont à la fois un passage obligé et une certaine réussite. PSA, Renault et Valeo ont justement obtenu des dérogations pour tester leurs véhicules autonomes sur les routes françaises. Le journal Les Echos nous apprend en effet que ces trois constructeurs testent leurs automobiles depuis quelques mois. « Nous faisons rouler six Renault Espace sur autoroutes ou voies rapides, en France et en Allemagne, depuis le début de 2016 », explique Laurent Taupin, ingénieur en chef du véhicule autonome chez Renault.

Si Renault fait rouler sa Symbioz Dema sur l’A13 depuis quelques mois, c’est le groupe PSA qui a été le pionnier en France. Depuis 2 ans et demi, le constructeur français multiplie les expériences : « nous totalisons aujourd'hui plus de 150 000 kilomètres d'essais », indique Vincent Abadie, responsable du véhicule autonome chez PSA. En tout, ce sont près de 12 automobiles qui sont testées par le groupe PSA. Là encore il s’agit d’expériences réalisées sur autoroutes et voies rapides. Valéo a quant à lui essayé ses véhicules autonomes dans Paris. Outre les voies express, l’équipementier a en effet effectué des tests place de l’Etoile. « Cela nous permet de tester des situations compliquées, dans lesquelles il est impossible de respecter le code de la route, par exemple, si on ne veut pas rester bloqué », explique Guillaume Devauchelle, directeur de l'innovation de Valeo.

Le passage au Niveau 4 freiné par la Convention de Vienne

Accumuler de l’expérience, améliorer la fiabilité de ses véhicules, visez un niveau d’autonomie supérieur : les tests sur route ouverte sont d’une grande utilité pour les constructeurs. Guillaume Devauchelle avoue que Valeo compte « obtenir un taux de défaillance « grave » inférieur à un sur un milliard de kilomètres ». Renault et PSA espèrent quant à eux pouvoir commercialiser d’ici peu des fonctions d'autonomie en série. La marque au losange escompte également mettre en avant des véhicules de niveau 4 d’ici 2023.  

Pour rappel, une voiture autonome de niveau 3 nécessite un volant mais également une présence humaine capable de  reprendre les commandes si nécessaire. Le véhicule de niveau 4 représente quant à lui une automobile équipée de fonctionnalités lui permettant de se passer d’un conducteur. La voiture de niveau 5 n’a quant à elle plus de volant. En France, les véhicules de niveau 4 ne sont pas autorisés. La réglementation actuelle en vigueur découle de la Convention de Vienne du 8 novembre 1968 sur la circulation routière. Entrée en vigueur en mai 1977, cette convention a été ratifiée par la France. Cette dernière stipule que tout véhicule en mouvement doit avoir un conducteur mais également que tout conducteur doit avoir le contrôle total de son véhicule, avec les deux mains sur le volant.

Du retard pris sur les Etats-Unis ou le Japon

Les tests effectués par PSA, Renault et Valéo ont de fait été rendus possibles grâce à des dérogations du ministère des Transports. Outre cette autorisation, un superviseur doit se trouver dans le véhicule et être prêt à en reprendre le contrôle. Une législation qui n’existe pas aux Etats-Unis. A Pittsburgh par exemple, plusieurs véhicules autonomes roulent sans aucune présence de chauffeurs.

De manière générale, la lutte entre entreprises mais également entre pays est féroce en matière de développement du véhicule autonome. « Il y a une véritable lutte pour attirer les investissements en R&D et les meilleurs ingénieurs. Tokyo a promis des véhicules autonomes pour les JO de 2020, Paris doit pouvoir être à la pointe pour ceux de 2024 », indique Franck Cazenave, directeur de Bosch Smart Cities France et Benelux. Face à cet enjeu, le Premier ministre Edouard Philippe a nommé Anne-Marie Idrac haute responsable pour la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes. Alors qu’un premier état des lieux doit être présenté au second semestre 2018, le gouvernement français compte bien placer la voiture autonome comme l’une de ses priorités.

 
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