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Renault-Nissan : suspecté de fraude fiscale, Carlos Ghosn poussé vers la sortie

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Le PDG de Renault Nissan Mitsubishi est dans la tourmente

Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan Mitsubishi a été arrêté dans le cadre d’une affaire de fraude fiscale. Une affaire qui a fait plonger l’action Renault à la Bourse de Paris.

Carlos Ghosn poussé à la démission

C’est une affaire dont se serait bien passé Renault Nissan Mitsubishi. Carlos Ghosn, PDG du groupe a été entendu par des enquêteurs au Japon dans le cadre d’une fraude fiscale. Le président des trois constructeurs automobiles est soupçonné d’avoir dissimulé une partie de sa rémunération au fisc japonais. Nissan a confirmé l’information en déclarant que pendant de nombreuses années, « Carlos Ghosn a déclaré des revenus inférieurs au montant réel ». L’affaire ne s’arrête pas là car il se serait également servi dans la caisse du groupe qui explique que « de nombreuses autres malversations ont été découvertes comme l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles ». Pour éteindre l’incendie, le conseil d’administration de Nissan pousse son PDG vers la sortie : « son conseil d’administration proposera que M.Ghosn quitte rapidement son poste de président ». Des annonces fracassantes qui ont fait plonger l’action de Renault à la Bourse de Paris.

Carlos Ghosn, l’homme providentiel

Selon un journal japonais, Carlos Ghosn est suspecté d’avoir sous-évalué sa rémunération issue de l’achat et de la vente d’actions. Une somme qui pourrait atteindre des centaines de milliers d’euros. Carlos Ghosn a longtemps été l’un des patrons les mieux payés du Japon. L’homme de 64 ans a touché 13 millions d’euros en 2017.  

C’est en 1999 qu'il reprend les rênes de Nissan et redresse la marque qui est en grande difficulté. À l'époque, l’entreprise est au bord de la faillite avec une dette avoisinant les 20 milliards de dollars. Pour redresser le navire qui est sur le point de sombrer, Ghosn va notamment mettre fin aux postes à vie, réduire les effectifs et mettre en place une politique de performance. En 2003, la dette de Nissan est entièrement remboursée et son résultat net progresse de 33%.

Emmanuel Macron en voyage en Belgique a réagi à l’affaire Ghosn en assurant que l’État qui détient 20% des droits de vote veillerait à la stabilité du constructeur automobile Renault et à l’avenir de son alliance avec Nissan.

 
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