Assurance auto

Retour de la R5 en version électrique, relance d'Alpine... ce que prépare Renault en 2021

Publié par le , Mis à jour le 18/01/2021 à 16:46

La retour de la célèbre 4L est attendu depuis des années.

Le nouveau patron de Renault, Luca de Meo, dévoilera le 14 janvier son plan stratégique pour 2021. La marque au losange devrait connaître cette année de grandes réorientations, mais aussi relancer en version électrique deux de ses modèles mythiques.

Roulerons-nous bientôt en 4L et R5 électriques ?

Et si nous assistions cette année à une « RENAULuTion » ? C’est en tout cas ce qui est attendu du plan stratégique qui sera dévoilé le 14 janvier par le nouveau patron de la marque au losange, l’italien Luca de Meo

Pourtant, d’après les premières rumeurs dévoilées par Reuters, il semblerait que cette révolution ne se fasse pas sans un retour assumé au passé de la firme. Luca de Meo devrait en effet présenter des versions électriques des emblématiques 4L et R5 : un retour vers le futur en somme, pour le plus grand bonheur des nostalgiques.

Pour rappel (pour les plus jeunes) la Renault 4 (ou « 4L ») est l’un des modèles qui a considérablement marqué l’histoire automobile française. Produite entre 1961 et 1992, il s’en est écoulé 8,1 millions d’unités, la plaçant en deuxième place des voitures hexagonales les plus vendues de l’histoire, derrière la plus récente Peugeot 206.

Dix ans plus tard, en 1972, c’est sa successeuse qui débarque : la Renault 5. Elle est également produite pendant plus de dix ans, avec plus de 5,5 millions d’exemplaires commandés. C’est l’automobile la plus vendue en France chaque année entre 1974 et 1983.

Quelle stratégie pour le nouveau patron de Renault ?

Pour Renault, l’idée de relancer de tels succès, qui ont marqué plusieurs générations d’automobilistes, apparait comme une évidence depuis plusieurs années. On assiste ainsi régulièrement à des concours, lancés par la marque, pour moderniser ces deux modèles mythiques.

Pour l’heure, on ignore encore si les annonces de jeudi dévoileront des modèles prêts à rouler et à être commercialisés, ou simplement des prototypes. Mais ce retour en vogue de la 4L et de la Renault 5 semble lui acté. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que Luca De Meo a été débauché l’été dernier. L’italien avait en effet, il y a quelques années, déjà orchestré le retour gagnant de la Fiat 500, un classique du constructeur transalpin.

En parlant des Alpes, la relance de la marque Alpine figurerait également au menu de la « Renaulution » annoncée. La filiale de Renault pourrait à l’avenir se voir réserver la production des modèles sportifs. L’agence Reuters affirme également qu’Alpine n’échappera pas au grand tournant électrique du groupe, avec le lancement de trois modèles « zéro émission ».

Avec de telles annonces, outre l’envie de séduire les aficionados de la marque, Renault compte bien également conforter sa place de leader sur le marché de l’électrique en Europe. En 2020, la firme a en effet vendu près de 116 000 véhicules non-thermiques (dont 100 000 Zoé), soit une augmentation de plus de 100% sur un an.  Une belle percée qui devrait se confirmer cette année avec la mise sur le marché de la Dacia Spring, qui se veut la voiture électrique la moins chère du marché (hors voiture sans permis). 

Une restructuration est aussi dans les cartons

Mais malgré ses bons résultats sur ce segment porteur, Renault n’en a pas moins subi une année 2020 difficile, à l’image de l’ensemble du secteur. Les ventes du groupe ont baissé de 21,3% l’année dernière. C’est un peu mieux que les 25% de décrochage subis par l’ensemble du marché français. Selon les chiffres communiqués, le groupe Renault a écoulé 2,9 millions d’unités lors du dernier exercice. 

Un chiffre qui va sans doute donner du grain à moudre à Luca de Meo, qui estime depuis son arrivée que son entreprise est surdimensionnée. Selon le nouveau Directeur général, Renault doit rapidement réduire ses capacités de production, selon lui taillées pour une production annuelle de 6 millions de voitures.

La « Renaulution » passera donc aussi sans doute par de nouvelles fermetures d’usines et suppressions de postes, parmi les quelques 180 000 collaborateurs du groupe, répartis dans 39 pays. Pour le moment, la disparition de 4 600 emplois en France a déjà été confirmée l’an dernier, de même que la fermeture de l’usine de Choisy-Le-Roi. Malheureusement, d’autres annonces de ce type pourraient aussi être faites ce jeudi, et doucher l’enthousiasme attendu autour du « come-back » des deux modèles mythiques. 

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES