Assurance auto

Salon de Shanghaï : les constructeurs automobiles tournés vers la Chine

Publié par le , Mis à jour le 17/04/2019 à 11:51

La Chine cristallise les espoirs des constructeurs automobiles

Alors que s’est récemment ouvert le Salon automobile de Shanghai, l’ensemble des acteurs du secteur jettent toutes leurs forces dans le marché chinois. Un marché, qui s’il reste le premier mondial, connaît une période de forte crise. Depuis 9 mois, les ventes de véhicules neufs ne cessent de chuter.

Une féroce concurrence entre marques étrangères et constructeurs locaux

La Chine, un eldorado dans la tourmente. Le 16 avril s’ouvrait le Salon automobile de Shanghai, faisant la part belle aux acteurs émergents du secteur. Depuis plusieurs années la Chine fait office d’eldorado pour l’industrie automobile. Premier marché mondial, le marché chinois est également à la pointe du développement des « voitures de demain », à savoir les voitures électriques. Une position dominante lui conférant le privilège d’être le théâtre d'un intense affrontement entre les constructeurs du monde entier.

Loin d’être seuls sur ce marché disputé, les groupes internationaux se voient dans l’obligation de s'associer à des partenaires locaux dans le cadre de coentreprises. Premier constructeur du pays avec 7 millions de véhicules neufs immatriculés en 2018, le groupe public SAIC est ainsi associé à l’américain General Motors mais aussi à Volkswagen. Nissan, Honda, PSA et Renault se sont eux alliés à Dongfeng Motor, deuxième constructeur chinois avec 3,83 millions de véhicules vendus l’année dernière.

Les ventes de véhicules électriques en hausse de 62 % en 2018

Cet attrait pour le marché Chinois n’est pas sans conséquence et oblige notamment les constructeurs Américains à se délester de l’Europe. Ford a par exemple annoncé la sortie de 30 nouveaux modèles en 3 ans en Chine. Des modèles conçus spécifiquement pour ce marché, et donc pour beaucoup électrifiés. Si l’avenir de l’automobile est électrique, cette motorisation « propre » est d’ores et déjà en pleine expansion en Chine. Même si ces véhicules ne représentent que 4 % du marché, les ventes ont progressé de 62 % l’an dernier. « Le segment qui nous intéresse, c'est l'électrique [...], où nous voulons rivaliser avec les acteurs locaux », indique Thierry Bolloré, directeur général de Renault. A elles seules les marques chinoises telles que SAIC, BAIC ou BYD, détiennent plus de 90 % du marché de l'électrique. Un casi monopole qui n’empêche pas les constructeurs étrangers de d’avoir de grands espoirs. Pour 2028, Volkswagen a ainsi pour objectif de 11,6 millions de voitures électriques produites dans le pays. Un élan qui se confirme dans les allées du Salon de Shangaï.

Le marché automobile chinois en pleine déprime

Si tous se concentrent sur ce marché florissant, quelques questions demeurent et les résultats du moment conduisent à une certaine prudence. Pour la première fois de son histoire, le Salon de Shangaï a ouvert ses portes dans une période de crise. En mars dernier, les ventes de voitures particulières en Chine ont reculé pour le neuvième mois consécutif. « Ce refroidissement n’arrive pas au meilleur moment. L’industrie a besoin de générer du cash pour faire face aux colossaux investissements à venir liés à l’électrification. En 2008 et 2011, la croissance chinoise avait permis à de nombreux constructeurs et équipementiers de passer des caps difficiles. Ce n’est plus le cas », commente au journal Le Monde, Laurent Petizon, directeur général de la société de conseil AlixPartners. De quoi refroidir les ardeurs de certains ?

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES