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Sécurité routière : la France mauvais élève pour la sécurité des enfants

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58 % des sièges pour bébés étaient mal fixés en 2017

Selon une récente étude européenne, la mortalité routière des enfants est plus élevée en France que chez nos voisins européens. La mauvaise utilisation des sièges auto est l’une des premières explications.

La mortalité infantile en voiture baisse moins vite en France

L’Hexagone est à la traîne. En 2016, 108 enfants de moins de 15 ans sont décédés sur les routes françaises selon une étude de l'European Transport Safety Council. Ce chiffre est bien plus élevé que la moyenne de nos voisins européens. Alors que la France est l’un des plus mauvais élèves en matière de sécurité des enfants, des pays comme la Norvège (2 décès en 2016) ou l’Espagne (28) font figure de références. En Europe, huit enfants sur un million sont mortes sur les routes en 2016. En France la moyenne s’élève à 9 sur un million. A titre de comparaison, l’étude dévoile que la moyenne est de 3,1 enfants sur un million en Norvège.

Selon l'European Transport Safety Council, les chiffres s’améliorent. Sur les 27 pays étudiés, la mortalité des enfants en voiture a réduit 7% par an. Une fois encore l’Hexagone est à la traîne avec une mortalité infantile en baisse de 5 %. « La France est le pays où le nombre d’enfants tués régresse le plus lentement. Si l’on excepte la Finlande, où les chiffres très faibles ne sont pas statistiquement significatifs », indique Graziella Jost, l’une des auteurs du rapport.

Les enfants mal attachés dans les sièges auto

Pour expliquer ces mauvais résultats français, l’association Prévention routière pointe du doigt l’utilisation des sièges auto. S’il est bien entré dans les mœurs, beaucoup d’enfants sont mal attachés. « Deux enfants sur trois sont mal retenus, selon nos études, et cette proportion ne change pas », indique Christophe Ramond, directeur des études de l’association. Des données corroborées par une étude de la Sécurité routière relayé par Le Parisien. Selon elle, 58 % des sièges pour bébés étaient mal fixés en 2017. Encore plus inquiétant, en France, la moitié des enfants tués (55 %) l’ont été alors qu’ils étaient passagers d’une voiture.

Pour certains élus, l’une des solutions serait de baisser le prix des sièges auto, comme cela a été fait dans certains pays comme l’Angleterre ou le Portugal. Karine Berger, ex-députée (PS) des Hautes-Alpes, avait d’ailleurs réclamé une TVA à 5,5 % au lieu de 20 % pour ces dispositifs de sécurité. Cela est néanmoins resté sans succès. « Elle aurait permis d’éviter à beaucoup de Français d’acheter des systèmes d’occasion qui permettent de passer un contrôle de gendarmes mais pas forcément d’assurer la sécurité de l’enfant en cas d’accident », explique l’ancienne députée au Parisien.

 
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