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Services d'autopartages : PSA souhaite remplacer Autolib' à Paris

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PSA souhaite profiter du conflit entre Autolib' et la mairie de Paris

Le constructeur français se verrait bien remplacer Autolib', le service d'autopartage de voitures électriques. Alors que la crise s’accentue entre le groupe Bolloré et la mairie de Paris, PSA se tient prêt. Une réunion est d’ailleurs organisée aujourd’hui, lundi 11 juin par Anne Hidalgo. Objectif : penser l’après Autolib’.

Des services d’autopartage de PSA à Madrid et Lisbonne

PSA est prêt à bondir pour remplacer Autolib’, le service d'autopartage de voitures électriques. Depuis quelques jours, le combat fait rage entre le groupe Bolloré et la mairie de Paris. Une situation qui n’est pas passée inaperçue chez PSA. Le constructeur français se verrait bien remplacer Autolib’, révèle Les Echos. « Le free-floating peut être viable à Paris, où l'on trouve une forte densité de clients potentiels. Nous sommes en contact avec la Mairie. Nous pourrions démarrer rapidement », affirme Brigitte Courtehoux, directrice des nouvelles mobilités du groupe automobile.

Alors que la maire de Paris, Anne Hidalgo, envisage de rompre le contrat Autolib’ avec le groupe Bolloré, PSA fait part de son intérêt. Le groupe automobile a déjà de l’expérience dans le secteur de l’autopartage. PSA opère en effet à Madrid (600 Citroën électrique) et Lisbonne (150 Citroën électrique). « En Espagne, nous avions dépassé la barre des 100 000 abonnés en trois mois. Après un an et demi de service, nous en avons plus de 180 000 », indique Brigitte Courtehoux. A Paris, le service nécessiterait plus de 1 000 automobiles en libre-service. Un défi qui ne fait pas peur. « Le free-floating est un système souple. Comme il n'y a pas de stations, le périmètre est facilement extensible en fonction de la demande. Même si, au bout du bout, il faut être rentable », détaille-t-elle.

BMW, Daimler et Renault également intéressés pour remplacer Autolib’

PSA devra néanmoins faire face à de la concurrence. D’autres constructeurs sont à l’affut et c’est notamment le cas de Renault. L’autre constructeur français participe d’ailleurs cet après-midi à une réunion organisée par la mairie de Paris. Organisée par Anne Hidalgo, cette réunion à laquelle assistent de nombreux groupes automobiles, doit penser l’après Autloib’. Daimler ou bien encore BMW sont également intéressés. « Nous sommes en situation de crise autour du service Autolib’. Nous voyons que d'autres villes ont choisi la solution du free floating électrique avec un certain succès, et nous voulons nous préparer à un nouveau modèle d'autopartage à Paris, dans la mesure où l'ancien modèle semble avoir de grosses difficultés », avait déclaré Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l'Urbanisme, jeudi dernier. L’issue trouvée lors de cette réunion est donc très attendue.

 
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