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Assurance auto

Tarifs des péages, la Cour des comptes dénonce les augmentations

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Depuis 2006, le contrôle des autoroutes est pris en charge par des entreprises privées. Le gouvernement n’est plus responsable de la détermination des tarifs des péages, néanmoins, il reste en droit de contrôler leur progression. En augmentation continue, la Cour des Comptes a cependant devancé l’Etat dans la prise de parole.

Une augmentation non-justifiée

Les clauses du contrat de concession signé entre le gouvernement et les entreprises privées stipulent que ces dernières perçoivent les revenus générés par les péages durant les travaux d’entretien et de développement des autoroutes qu’elles opèrent. La durée des opérations s’étale entre 50 et 80 ans, pendant laquelle ces sociétés sont en droit d’augmenter les tarifs, sous quelques conditions.

Un contrat d’une durée de 5 ans définit les règles dans le cadre de cette augmentation. Selon le ministère de l’Ecologie, les prix ne peuvent dépasser l’inflation que si les opérations effectuées concernent la construction de nouveaux tronçons d’autoroute.

La hausse des tarifs constatée depuis quelques années serait ainsi injustifiée, étant donné que les sociétés privées responsables n’opèrent que des travaux d’entretien et de modernisation du réseau. L’augmentation a pourtant déjà dépassé l’inflation il y a un an et continue de progresser. En 2012, les prix ont augmenté de 2,65 % pour une inflation de 2%.

Le rapport de la Cour des comptes

La hausse de tarifs des péages s’accompagnent de conséquences importantes pour les usagers. Les dépenses deviennent particulièrement lourdes en termes de déplacement, alors que les primes d’assurance auto doivent également être payées de façon régulière. Face à cette situation injustifiée, la Cour des Comptes a publié un rapport portant sur les augmentations de tarifs.

Ainsi, selon les données recueillies par l’organisme, la hausse de prix moyenne en 2013 est de 2,12%, soit 0,52% de plus que l’inflation. Avec un tarif de 8,5 euros par kilomètre, les perdants sont les voyageurs.

La Cour des comptes demande ainsi une réévaluation du système de fixation de tarifs, ainsi qu’une contre-expertise de la part de l’Etat. A travers ce rapport, l’organisme met en effet en évidence l’insuffisance de l’implication du gouvernement, qui a cédé l’exploitation des autoroutes pour 15 milliards d’euros.

 
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