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Téléphone au volant : 1 conducteur sur 5 surfe sur le web

Publié par le , Mis à jour le 14/01/2020 à 16:37

Les Français n'arrivent pas à se passer du portable au volant

C’est devenu un indispensable pour les automobilistes au grand dam des autorités. Le téléphone portable est toujours autant utilisé en voiture. C’est ce que révèle le nouveau baromètre de la Fondation MAIF et l’IFSTTAR.

36% utilisent le téléphone pour envoyer ou recevoir des messages

C’est une (mauvaise) habitude dont a bien du mal à se passer les automobilistes. Selon le dernier baromètre « Usage du smartphone au volant » publié par la Fondation MAIF et l’IFSTTAR, le téléphone en voiture est véritable un fléau. La preuve : en 2019, 49% des conducteurs français utilisaient leur mobile. C’est 10 points de plus qu’en 2016.

Un usage qui est très souvent lié à l’âge du conducteur (ils sont 65% chez les 25-34 ans, 60% chez les moins de 45 ans) mais aussi aux kilomètres parcourus (60% font plus de 15 000 km/an).

Autre problème, l’usage du téléphone au volant se diversifie. Désormais, il n’est plus seulement question de l’utiliser pour passer un appel (43% des conducteurs). Il sert de GPS (36%) ou à envoyer ou recevoir des messages (36% des SMS, 23% des messages instantanés et 19% des mails).

Des textos de plus en plus complexes obligent les conducteurs à délaisser la route. Plus inquiétant encore, 48% d’entre eux ont déjà participé à une conversation en groupe. Et 1 conducteur sur 5 n’hésite pas à surfer sur le web. Une attitude dangereuse que déplore Marie-Pierre Bruyas, chercheur à l’IFSTAR : « Toute manipulation qui implique de longs détournements du regard augmente fortement le risque d’accident.

Si le téléphone est omniprésent au volant, les conducteurs ont bien conscience de sa dangerosité. En 2019, 1 sur 4 avoue même s’être déjà fait peur en l’utilisant en voiture. Un sentiment qui touche principalement les gros rouleurs et les moins de 45 ans : « Faire tomber son téléphone en conduisant ou bien se faire peur en l’utilisant sont très liés au type de dispositif utilisé. En effet, ceux qui se font le plus peur au volant sont ceux qui utilisent les fonctions les plus complexes de leur téléphone et les plus jeunes qui ont souvent un matériel peu adapté à la conduite » explique Marie-Pierre Bruyas.

Près de la moitié des conducteurs ont déjà fait tomber leur téléphone en voiture

Pour les accros du portable, des moyens existes pour un usage en voiture. Cependant, les équipements ne sont pas toujours utilisés. C’est le cas par exemple des kits mains-libres intégrés. Seuls 65% des conducteurs « les utilisent au moins occasionnellement » et 46% fréquemment.

Dans les faits, ce sont les personnes plus âgées qui sont équipées. Les autres optent pour des produits moins efficaces. Près de la moitié des conducteurs ont déjà avoué avoir fait tomber leur téléphone en conduisant. Et sans grande surprise, ce sont les jeunes (70%) qui sont concernés par ce problème récurrent.

Face à des chiffres toujours alarmants, le gouvernement a décidé de durcir le ton. Désormais, un conducteur qui utilise son smartphone s’expose à un retrait de trois points sur son permis de conduire, une amende de 135 euros et même d’une suspension de son permis de conduire allant jusqu’à six mois dans le cas d’un comportement dangereux. Selon l’article du Code de la route R412-6-1, un téléphone ne doit pas être tenu en main.

Selon les chiffres d’Attitude Prévention, l’utilisation du téléphone au volant multiplie par 3 le risque d’accident. D’ailleurs, 1 accident sur 10 est associé à l’usage du smartphone. Mieux vaut donc éviter de téléphone, envoyer ou recevoir des messages en conduisant. Il vaut mieux préférer un arrêt sur le bord du route pour passer votre coup de fil ou sinon confier votre téléphone à un passager.

 
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