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Une trentaine de personnes jugées dans une escroquerie à l'épave roulante

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Pas moins de 107 victimes ont déposé plainte dans le cadre de l'escroquerie à l'épave roulante

Une trentaine d’accusés et 107 victimes…Depuis le début du mois de septembre se tient le procès de l’escroquerie à l’épave roulante au tribunal d’Evry. Les accusés sont soupçonnés d’avoir remis en circulation plus de 1000 véhicules gravement endommagés. 

56 véhicules déclarés dangereux

Ils sont vingt-six à se trouver dans le box des accusés du tribunal correctionnel d’Evry (Essonne). Depuis le 2 septembre dernier, ces hommes doivent répondre d’une vaste escroquerie à l’épave roulante. Âgés de 29 à 65 ans, ils sont tous poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée et blanchiment d’argent.

Un expert automobile et des garagistes sont soupçonnés d’avoir remis en circulation 1024 véhicules gravement endommagés (VGE). Des épaves roulantes achetées par des particuliers alors qu’elles n’avaient pas été réparées correctement. Rien que sur le département de l’Essonne, près de 250 voitures sont concernées. Dans le cadre de l’enquête, 102 véhicules ont été expertisés et 56 ont été déclarés dangereux et ont été interdits de rouler.

Un expert qui marche à « la confiance »

Les faits se déroulent entre 2014 et 2016. Après le dépôt d’une plainte d’un automobiliste, les gendarmes vont découvrir qu’un garagiste de Villabé remet en état des véhicules grâce à des pièces d’occasions ou volées. Les autorités vont ainsi remonter la piste de l’expert automobile qui valide les autorisations de remise en circulation des voitures.

En garde à vue, l’homme qui a la réputation « d’expert facile » avoue la supercherie en prétextant faire « confiance » et ne pas demander les justificatifs et les factures. Rien que pour les six premiers mois de l’année 2016, les enquêteurs vont découvrir 500 rapports écrits par l’intéressé alors que la moyenne tourne autour des 200.

Au total, les gendarmes vont démanteler un réseau d’une trentaine de personnes et identifier des centaines de victimes. Elles seront d’ailleurs 107 à déposer plainte pour un préjudice estimé à un million d’euros. Les prévenus encourent jusqu’à 7 ans de prison et 750 000 euros d’amende.

 
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