Assurance auto

Voiture autonome : un rapport met en garde contre le risque de piratage

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Le piratage, réel risque pour les voitures autonomes

Un rapport de l’association américaine Consumer Watchdog met en garde les constructeurs contre le risque de détournement des véhicules autonomes. Ces véhicules pourraient être piratés comme le sont les ordinateurs.

La voiture autonome, une « machine à tuer » ? 

Les voitures autonomes aux mains de hackers ? L’association américaine Consumer Watchdog, spécialisée dans la défense des consommateurs, le craint. Dans un rapport publié le 25 juillet dernier, cette dernière soulève le problème des piratages. Consumer Watchdog met ainsi en garde les constructeurs contre le risque de détournement des véhicules sans chauffeur. Intitulé « Bouton d’arrêt : pourquoi les voitures connectées peuvent être des machines à tuer et comment les désactiver », ce rapport indique que ces véhicules connectés pourraient être piratés comme le sont les ordinateurs et donc mettre en danger la vie des passagers et piétons.

Selon une vingtaine de lanceurs d’alerte issus de l’industrie automobile, « les systèmes de sûreté critique de ces véhicules sont liés à Internet sans sécurité adéquate et sans moyen de les déconnecter en cas de piratage de l’ensemble d’une flotte ». Pour éviter tout problème, l’organisation recommande de doter ces véhicules d’un « kill switch », c’est-à-dire un bouton d’arrêt. Celui-ci permettrait aux conducteurs de désactiver la connexion de l’appareil.

Le « kill switch », un bouton inefficace à long terme  

Si le risque est bien réel, Fabrice Epelboin, expert en cybersécurité et professeur à Sciences Po Paris, se veut rassurant. Interrogé par Le Figaro, ce dernier estime que s’il n’existe pas de risque zéro, les utilisateurs ne doivent pas s’inquiéter : « Il y aura toujours des voitures qui pourront être piratées. Cela ne veut pas dire pour autant que des systèmes de sécurités efficaces n’existent pas ». Fabrice Epelboin explique en outre que l’instauration d’un bouton d’arrêt s’avère inadapté : « Si les voitures d’aujourd’hui n’ont pas forcément besoin d’avoir une connexion pour fonctionner, ce ne sera plus le cas dans dix ou vingt ans […] les voitures de demain seront des voitures autonomes, sans volant et qui ne pourront être utilisées qu’en étant connectées ».

Ce risque de piratage a déjà été pris en compte par certains constructeurs. A l’image de certains groupes de la Tech, Tesla a organisé à un concours de hacking dans l’objectif de sécuriser ses véhicules. Richard Zhu et Amat Can, deux hackers ayant réussi à pénétrer le système d’infodivertissement d’une voiture de la marque, se sont ainsi vu récompensés d’une Tesla Model 3 et 35 000 dollars.

 
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