Assurance auto

Voitures autonomes : le gouvernement veut les faire rouler dès 2020

Publié par le , Mis à jour le 15/05/2018 à 14:01

Le gouvernement dévoile sa stratégie en matière de voitures autonomes

Le gouvernement ne souhaite pas voir la France se laisser distancer en matière de voitures autonomes. Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes, a justement présenté un plan d’action ce 14 mai 2018.

Des véhicules autonomes de niveau 3 dès 2020

« La France doit être à la pointe de l'expérimentation et de l'industrialisation », expliquait Emmanuel Macron en mars dernier. Faire rouler des véhicules autonomes sur les routes Françaises est l’une des missions prioritaires. Ne serait-ce que pour ne pas se laisser distancer par d’autres nations. Pour élaborer une stratégie dans le domaine, Anne-Marie Idrac, aujourd’hui Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes, a été mandatée par le gouvernement. Et ce lundi 14 mai 2018, l’ancienne présidente de la RATP a exposé sa stratégie. Un plan d’action qui n’a qu’un objectif : faire rouler sur les routes françaises des véhicules autonomes de niveau 3 dès 2020.

Un cadre législatif et réglementaire à faire évoluer

Pour remplir cet objectif, la France va, dès 2019, autoriser les expérimentations à grande échelle sur les routes. Des tests ont d’ores et déjà été effectués avec succès. « C'est une vision commune de l'ensemble des acteurs français sur la stratégie que doivent adopter les pouvoirs publics », expliquait Anne-Marie Idrac au journal Les Echos. Cette mission « pose un cadre en identifiant les blocs juridiques, souvent européens, à résoudre en matière de responsabilité, d’expérimentations, d’homologations, de cyber-risques, de protection des données personnelles, d’infrastructures ou encore de code de la route », détaille-t-elle.

Afin d’y parvenir, le gouvernement souhaite faire évoluer le cadre législatif et réglementaire, et ce en coordination avec les instances internationales. Car pour Anne-Marie Idrac, la voiture autonome est un enjeu économique européen. Elle s’est dès lors tournée vers la chef de l’unité transports intelligents et DG de Move à la Commission européenne, Claire Depré, pour que le gouvernement travaille en étroite collaboration avec Bruxelles.

Le Code de la route et le permis de conduire devront être modifiés

D’un point de vue national, la voiture autonome s’inscrit dans deux différentes lois. La loi Pacte (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), ainsi que la loi d'orientation des Mobilités (LOM). Cette dernière doit être présentée au cours de l’été en conseil des ministres. Pour voir circuler ces véhicules sans chauffeur plusieurs questions doivent être posées en amont. Le code de la route devra être modifié ; même constat pour le permis de conduire. La question de la responsabilité devra également être statuée. Qui du conducteur, du fournisseur du logiciel, du constructeur sera responsable pénalement ? Et pour les assurances, comment faire ? Selon le rapport, et seulement pour les expérimentations, la responsabilité doit être assumée par « le titulaire de l'autorisation, via son engagement à assurer la sécurité de l'expérimentation », rapporte Les Echos.

Des questions économiques et sociétales

Pour développer cette technologie, l’Etat prévoit un financement national. Un budget alloué au titre que la voiture autonome doit permettre à la France d’être à « la pointe de l’expérimentation et l’industrialisation » pour reprendre les mots du chef de l’Etat. Des financements seront également consacrés à la modernisation de l’infrastructure et à l’intelligence artificielle. Un appel à projet doit aussi être effectué.

Avec la voiture autonome, le gouvernement voit plus loin qu’une question de place sur le marché des hautes technologies. L’Argus de l’assurance rappelle justement que pour le gouvernement, la finalité est sociétale. « Desservir enfin les territoires ruraux, offrir de la mobilité aux personnes âgées ou aux revenus modestes, décongestionner des régions comme l’Ile-de-France. Et faire gagner du temps aux gens : 2 ans de nos vies seraient consacrés à conduire », détaille le média. Il ne reste plus qu’à séduire les Français, qui, selon les derniers sondages, se montraient assez sceptiques au sujet de la voiture autonome.

 
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