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Affaire Elisa Pilarski : Curtis, le chien de son compagnon jugé responsable

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Curtis serait reponsable de la mort d'Elisa Pilarski

Selon une étude menée par des experts vétérinaires, Curtis serait le chien qui a mordu à mort Elisa Pilarski. Le 16 novembre 2019, cette jeune femme de 29 ans, enceinte de son premier enfant a été retrouvée couverte de morsures dans la forêt de Retz. Curtis, le chien de son compagnon était présent au moment du drame.

Curtis introduit illégalement en France

Est-ce la fin de l’affaire Elisa Pilarski ? Un an après la mort de cette jeune femme de 29 ans, les investigations montre que la victime a été tuée par Curtis, le chien de son compagnon.

Enceinte de 6 mois, la vie d’Elisa bascule le 16 novembre 2019 lors d’une promenade avec Curtis dans la forêt de Retz, à quelques kilomètres de Soissons dans l’Aisne. La jeune femme sera retrouvée entièrement déshabillée et couverte de morsures de chiens.

Il aura fallu quasiment un an d’investigation pour que les enquêteurs arrivent à élucider le mystère. Plusieurs pistes ont été étudiées : celle d’un malinois qui rodait dans les environs selon les dires d’Elisa dans un post Facebook, celle de chiens d’une chasse à courre qui avait lieu le jour du drame et enfin Curtis.

Des prélèvements ADN ont même été effectués sur 67 chiens de la région dont Curtis. On découvre aujourd'hui qu'une nouvelle étude accable le chien.

Selon des experts, les blessures présentes sur le corps de la jeune femme :  « tendent à démontrer l’implication exclusive du chien Curtis dans les morsures ayant entraîné la mort de Mme Pilarski » affirme le procureur de Soissons, Eric Boussuge.

Par ailleurs, le procureur a estimé qu’une lutte entre Curtis et les chiens de la chasse à courre n’a pu avoir lieu : « lI est constant qu’aucune trace de morsure n’a été relevée que ce soit sur les chiens de chasse ou sur le chien Curtis, ce qui permet d’exclure un conflit direct entre la meute et ce dernier ».

L’enquête sur la mort d’Elisa Pilarski a démontré que Curtis, un american pitbull terrier avait été acheté par le compagnon de la victime dans un élevage situé au Pays-Bas et introduit illégalement en France.

Il a aussi été démontré que le chien a été fait l’objet d’un dressage au mordant. Une forme d’apprentissage qui est interdite en France : « Ce mode de dressage est de nature à abolir toute capacité de contrôle ou de discernement et conduit à un comportement sans discrimination concernant l’objet ou la personne mordue » estiment les experts.

De nouvelles expertises demandées par l’avocat du compagnon

Interrogé sur ces nouveaux éléments, l’avocat du compagnon d’Elisa Pilarski demande de nouvelles expertises. Il estime que les études menées sont « catégoriques, péremptoires » et « violentes » pour son client.

Le conseil met en cause la méthodologie des expertises qui « sont en contradiction avec les résultats de l'autopsie qui évoquaient un choc hémorragique avec l'implication de plusieurs chiens ».

De son côté, l’avocate de la famille d’Elisa Pilarski souhaite « qu’on arrête de faire de Curtis la victime de ce dossier ». Dans une interview accordée à BFM TV, elle insiste : « La vie d'un chien, telle qu'elle soit, ne peut pas passer devant la vie d'une jeune femme enceinte. Il ne s'agit pas d'une vie et d'une vie! La justice doit se poursuivre dans la sérénité ».

 
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