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Mort d'Elisa Pilarski : le juge rejette la demande de contre-expertise du chien

Publié par le , Mis à jour le 21/01/2021 à 15:47

La justice refuse la contre-expertise de Curtis, le chien accusé de la mort d’Elisa Pilarski. Fin 2020, des études ont incriminé l’animal de cette jeune femme enceinte de son premier enfant. Son compagnon reste persuadé de l’innocence de son chien.

L’ADN de Curtis retrouvé sur Elisa Pilarski

Dans l’affaire Elisa Pilarski, la justice a décidé de rejeter la demande de contre-expertise de Curtis, le chien du couple. Christophe Ellul, son propriétaire et compagnon de la victime qui « remet en cause le travail et les conclusions des experts, a demandé une contre-expertise et un complément d’expertise, lesquels ont été refusés par le juge d’instruction par ordonnance motivée » indique le procureur de la république de Soissons par intérim.

« Un appel de cette décision de rejet a été formé et est actuellement examiné devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens, qui devrait statuer dans les semaines à venir » a-t-il ajouté.

Début novembre 2020, un an après la mort de la jeune femme enceinte de son première enfant, les investigations révèlent que l’auteur du crime est Curtis, le chien de la victime.

Durant l’enquête, plusieurs pistes avaient été étudiées : celle d’un malinois qui rodait au même moment dans la forêt de Retz, celle de chiens d’une chasse à courre et enfin Curtis. Des prélèvements ADN ont été effectués sur les chiens de la chasse à courre ainsi que sur le chien de la victime.

L’étude qui accable l’animal évoque des blessures sur le corps de la jeune femme qui « tendent à démontrer l’implication exclusive du chien Curtis dans les morsures ayant entraîné la mort de Mme Pilarski » explique le procureur de Soissons. Seul l’ADN de Curtis a été retrouvé sur le corps d’Elisa Pilarski.

L’enquête a démontré que Curtis avait fait l’objet d’un dressage au mordant. Un apprentissage qui est totalement interdit en France.

D’ailleurs, au début de l’affaire, le chien a notamment attaqué une bénévole dans le refuge qui l’accueillait. Dans une interview accordée au Parisien en janvier 2020, elle explique : « Il m'a sauté dessus au niveau de la poitrine. Je le repousse et c'est à ce moment qu'il m'attaque au niveau de la jambe et ne veut pas me lâcher ».

« Je ne sais pas combien de temps ça a duré. La seule chose dont je me souvienne, c'est d'avoir hurlé et de m'être dit qu'il allait me tuer. La douleur était vraiment intense. »

L’origine de l’animal pose aussi question. Il s’agit bien d’un American Pitbull terrier dont l’importation est là aussi interdite sur le territoire.

Curtis est-il le meurtrier d’Elisa Pilarski ? Pour le conseil de Christophe Ellul, les expertises sont «catégoriques, péremptoires et violentes ». De son côté, le compagnon d’Elisa Pilarski est toujours persuadé de l’innocence de son chien.

Que dit la loi sur les chiens dangereux ?

Les chiens dangereux sont classés dans les catégories « 1 » et « 2 ». Depuis 2010, les propriétaires possédant des chiens dangereux sont dans l’obligation d’obtenir un permis de détention. Ce document est délivré par la mairie de la commune. Elle est soumise à trois conditions :

  •  Posséder une attestation d’aptitude qui est délivrée après une formation de 7 heures portant sur l’éducation et le comportement canin.
  • Le chien doit passer devant un vétérinaire inscrit sur une liste départementale pour une évaluation comportementale.
  • Posséder les documents justificatifs sur l’identification du chien

A noter que les mineurs, les personnes condamnées pour délit au bulletin 2, les majeures sous tutelle et les personnes a qui ont a retiré la garde d’un chien.

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