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1 achat immobilier sur 4 est prévu pour la location

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A Paris, un achat immobilier sur trois est dédié à la location

D'après Laurent Vimont, président de Century 21 et interviewé dans la rubrique immobilier du Figaro, « un achat sur quatre est dédié à l'investissement locatif ». Pour lui, l'immobilier est une solution d'épargne apparaissant comme viable pour l'acheteur, en particulier dans un contexte où le doute plane autour des retraites.

Investir dans l'immobilier : une solution aux incertitudes liées à la retraite

« C'est du jamais vu en France », allègue Laurent Vimont, président des agences immobilières Century 21 : aujourd'hui, 27,2 % des acquisitions immobilières sont dédiées à l'investissement locatif. C'est une progression de 25 % par rapport à l'an dernier pour ce type de placement ! Et dans la capitale, le phénomène est encore plus marqué : une vente sur trois serait destinée à la location.

De plus, « la caractéristique est que ces acheteurs ne sont pas particulièrement riches », ajoute le président de Century 21. En effet, plus d'un quart de ces investissements proviennent d'employés et ouvriers : ils forment la plus grande catégorie socioprofessionnelle parmi l'ensemble des investisseurs. En outre, le coût moyen de ces investissements locatifs est d'environ 134 202 euros, soit bien moins que le coût moyen d'une acquisition immobilière en France (toutes transactions confondues), qui est de 218 274 euros environ (dans le détail 234 595 euros pour une maison d'une surface moyenne de 115 m² ; 207 744 euros pour un appartement d'une surface moyenne de 58 m²).

Laurent Vimont compare l'achat immobilier d'aujourd'hui à la thésaurisation d'hier : « l'achat immobilier devient un peu le "lingot d'or" ». En effet, ce n'est pas un investissement des plus rentables comme certaines unités de compte en assurance vie ou placements en actions, mais c'est un investissement sûr et sécurisant. C'est également le seul produit que l'on peut acquérir par endettement. Ainsi donc, dans un contexte de défiance vis-à-vis des retraites, de baisse de rendement des placements fonds euros et de fluctuation constante en bourse, les épargnants préfèrent miser sur de la pierre.

Des volumes de vente records

Et en 2019, l'immobilier accuse d'une santé détonante ! Pour Laurent Vimont, les Français sont très attachés à l'accès à la propriété. De surcroît, la baisse radicale des taux d'emprunt depuis quelques années stimule le marché. « Il faut juste avoir en tête que pour 1000 euros de mensualités, les banques prêtent environ 215 000 euros sur 20 ans et que ce prix correspond au prix de vente moyen d’un bien immobilier en France », allègue-t-il. Ces investissements sont particulièrement rentables dans les grandes villes, qui souffrent peu de vacance locative et où les prix de location sont relativement élevés à très onéreux.

Il faut aussi mentionner qu'il est désormais possible d'acheter sans apport personnel, et qu'en général, sa part est de plus en plus basse dans l'investissement immobilier. Ce sont donc plus d'un million de transactions qui ont été réalisées en 2019, « cela fait 35 ans que j’exerce ce métier, je n'avais jamais vu cela. C’est exceptionnel et je ne pense pas que cela se reproduira. Nous sommes sur un marché extrêmement dynamique avec des prix qui augmentent. Les prix des maisons ont augmenté d’un peu plus de 1 %, les appartements de 3 %. La hausse est mesurée. Nous venons tout de même de battre les plus hauts historiques connus en 2011 », s'enthousiasme le président de Century 21.

Il précise également que les délais de vente sont stables. En régions, il est en moyenne de 90 jours (très variable selon l'emplacement néanmoins), 76 en Île-de-France et 62 à Paris. Si intuitivement, cela peut paraître assez long, en particulier pour Paris, c'est parce que certains vendeurs voudraient anticiper une hausse du marché et surcotent leur bien à la vente. In fine, ces derniers trouvent plus difficilement preneur.

Emprunteur : les prévisions de Laurent Vimont pour 2020

Pour 2020, Laurent Vimont est plutôt optimiste. Les perspectives dépendent surtout des taux d'intérêt, qui ne risquent a priori pas de subir de fortes hausses, « sauf crise internationale majeure », mentionne-t-il. Selon son analyse, l'emprunteur devrait pouvoir obtenir des taux de crédit autour de 1,5 % en moyenne. Il prévoit aussi une poursuite de la hausse des prix du m², entre 1 % et 2 % et, de facto, « une mobilisation plus importante de l'apport personnel. »

D'autre part, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a recommandé aux banques de prendre garde à l'endettement croissant des Français via le crédit immobilier. Il sera donc plus difficile d'emprunter en 2020 qu'en 2019 : « Les montants de crédit attribués vont sans doute se contracter sensiblement dans les prochains mois, ce qui rendra difficile à une partie des ménages de concrétiser leur projet d’achat », explique Laurent Vimont. Toutefois, le crédit reste un « outil stratégique pour les banques de capter de nouveaux clients », rappelle-t-il.

 
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