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À Paris, l'immobilier de luxe est en très bonne santé

Publié par le , Mis à jour le 16/12/2019 à 15:27

Dans la capitale, le marché de l'immobilier de luxe attire les investisseurs étrangers

Malgré une récente baisse trimestrielle du prix du m², 2019 a encore été une année de hausse globale pour le marché de l'immobilier. Dans ce contexte, sa viabilité questionne dans tous les segments. Mais l'immobilier de luxe accuse toujours d'une santé détonante et les professionnels du secteur sont confiants.

2019 : une année fructueuse pour l'immobilier de luxe

Cette année dans la capitale, le prix du m² a dépassé 11 000 euros, un record historique ! Paris est une de ces nombreuses villes françaises où les prix de l'immobilier ont implosé, dépassant largement l'évolution des revenus et du pouvoir d'achat moyen. Les biens de luxe n'échappent pas à cette règle. Ils atteignent parfois des sommes astronomiques.

Les hausses constatées s'échelonnent comme suit :

  • pour les ventes comprises entre 750 000 et 1,5 millions d'euros, le prix du m² est en hausse à 12 070 euros (+6,7%) ;
  • pour les ventes entre 1,5 et 3 millions d'euros, le prix du m² est en hausse à 13 474 euros (+7,5%) ;
  • enfin, pour les ventes à plus de 3 millions d'euros, le prix du m² s'élève à 18 423 euros (+3,6%).

Alors une question se pose : ce marché se porte-t-il bien malgré tout ? La réponse est claire : l'immobilier de luxe se porte à merveille ! Et 2019 est aussi une année record en terme de transactions. À Montparnasse, un deux pièces a été vendu pour 38 595 euros au m² ; à La Muette (16e arrondissement), une maison de 455 m² au terrain de 374 m² a été acquis pour 10,4 millions d'euros. En outre, le réseau Daniel Feau, spécialisé dans l'immobilier haut de gamme et qui rend compte de 800 transactions annuelles, désire rassurer à ce sujet.

Des biens uniques et incomparables dans le monde

Charles-Marie Jauttras, président du groupe ainsi que de Belles demeures de France précise : « Le marché des biens parisiens supérieurs à 2 millions d’euros représente moins de 500 ventes annuelles, c’est un segment étroit. » Il faut dire qu'à Paris, le marché est bien spécifique. En intra-muros, construire est devenu complexe et la très grande majorité de l'offre porte sur de l'ancien. Par conséquent, l'offre est fortement réduite et le volume des ventes n'évolue que très peu d'année en année.

De facto, dans une ville qui reste toujours attractive, la demande qui ne cesse d'augmenter vient tendre un marché où l'offre reste stable au cours du temps. Charles-Marie Jauttras explique : « Il faut bien reconnaître que nous avons un bâti sans équivalent dans le monde. Si vous voulez un beau logement de 250 m² à Londres, il sera généralement sur trois niveaux avec des plafonds bas, des escaliers étroits et des ouvertures limitées. À Paris vous trouverez tout cela sur un seul niveau avec lumière, hauteur sous plafond, parquet, moulures, cheminée, etc... »

Une clientèle étrangère qui alimente la demande

Si la clientèle française est toujours intéressée par l'investissement immobilier en intra-muros, notamment grâce à des taux d'emprunt bas, la clientèle étrangère a une place non-négligeable dans les achats réalisés. Ainsi, Paris a par exemple repris à Londres sa première place des villes européennes dans les investissements étrangers. La hausse du volume d'investissements étrangers dans le secteur résidentiel est de 61%, d'après une étude CBRE.

De surcroît, cette clientèle étrangère raffole des biens d'exception affichant des tarifs dépassant la dizaine de millions d'euros. Et la somme de toutes ces données devrait prévenir un phénomène de bulle économique dans le secteur de l'immobilier de luxe.

 
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