Assurance prêt immobilier

Baisse des ventes, hausse des prix : les conséquences du Covid sur l'immobilier en 2020

Publié par le , Mis à jour le 04/12/2020 à 10:50

Durant le confinement, le nombre transactions immobilières a chuté de 80%.

Pourrez-vous devenir propriétaire en 2021 ? Les prix vont-ils enfin baisser après une année de dégringolade des ventes ? Quelles sont les conditions d'emprunt actuellement ? Assurland dresse le bilan de l'année 2020 pour l'immobilier et vous donne quelques astuces, notamment pour faire des économies sur votre assurance emprunteur.

Après une année 2019 historique, les dures conséquences du Covid-19

C’est l’heure des bilans annuels pour l’économie française, y compris dans l’immobilier. Dans son édito de fin d’année, le site SeLoger tire les conséquences de la crise du Covid-19 dans ce secteur qui a dégringolé, après un exercice 2019 record.

Du point de vue des volumes de transactions, il est évident que l’immobilier a fortement pâti de la fermeture des agences lors du premier confinement, mais aussi d’une baisse de la confiance des ménages. 

Léger rebond des ventes cet été avant une nouvelle chute à la rentrée

Sur l’ensemble de l’année, la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) prévoit ainsi une baisse de 25% des ventes, par rapport à l’année passée (en 2019 ce sont 1,1 millions de ventes qui avaient été conclues). Dans le détail, c’est surtout le confinement du printemps qui a pesé sur la baisse des achats, puisque le nombre transactions immobilières a chuté de 80% entre mars et mai, soit environ 150 000 affaires de perdues. 

Puis, avec l’arrivée de l’été, l’immobilier a lui aussi connu un léger rebond, comme le reste de l’économie. Selon Antoine Mesnard, fondateur de Recrutimmo.com, dans un entretien accordé à Assurland, cette petite reprise a notamment été dopée par les projets d’achats de maisons : « Dès que le déconfinement est arrivé, les acquéreurs sont revenus, et les projets sont repartis de plus belle. Et puis il y a eu un effet un peu nouveau, qui était la recherche d'une maison. Le confinement a amené cette volonté de passer de l’appartement à la maison en cas de reconfinement. Le soutien de la demande a été fort sur ce type de projet ».

Cependant, le marché a de nouveau chuté à la rentrée. A la fin du mois de septembre, moins d’un million de ventes avaient été conclues sur l’année : « on parlait alors d’une reprise forte de la pandémie et d'un potentiel reconfinement, qui a fini par arriver. Tout cela joue bien sûr sur le moral des ménages, et je suppose qu'ils attendent d'en savoir un peu plus avant de se décider pour un engagement comme un achat immobilier », commentait Antoine Mesnard.

Les transactions baissent... mais pas les prix

Pourtant, malgré ces nombreux logements qui n’ont pas trouvé acquéreurs, SeLoger constate que les prix de l’immobilier continuent de grimper. Selon le baromètre LPI-SeLoger, à la fin du mois d’octobre, le prix dans l’immobilier ancien poursuivait sa hausse à un bon rythme : +6,3% sur un an (et même à +2,5% sur trois mois).

Plus étonnant encore, cette hausse de +6,3% est même plus forte que celle ressentie l’année dernière à la même période, où elle n’était « que » de 4,5%. Au troisième trimestre toutefois on constate un léger ralentissement de cette augmentation par rapport à 2019. Mais comment expliquer que les prix se maintiennent tout de même à un tel niveau ?

Dans les faits, il pourrait s’agir d’un simple effet comptable. En effet, il faut généralement compter six à neufs mois entre le moment où les particuliers achètent un bien et celui où la vente est enregistrée par les notaires. « Les baisses ou hausses des prix ne se constatent qu’à retardement », rappelait ainsi Antoine Mesnard. Les conséquences sur les prix des faibles ventes de cette année ne se constateront donc sans doute pas avant le deuxième semestre 2021.

Comment devenir propriétaire en 2021 ?

C’est d’ailleurs bien ce que prévoit l’agence de notation Moody’s, qui table sur une baisse de 2% des prix l’année prochaine. Toutefois, il se pourrait malheureusement que cette baisse ne puisse pas profiter à tous les Français. Les taux des crédits immobiliers se maintiennent à un niveau correct : ils étaient en moyenne d’1,20% le mois dernier, dans le secteur concurrentiel français. Mais les conditions d’emprunt, elles, se durcissent. Les banques, inquiètes du contexte économique, prêtent moins facilement. 

Pour vous aider dans votre projet de devenir propriétaire, Assurland met à votre disposition un calculateur de votre capacité d’emprunt. Vous pouvez également estimer la durée de votre futur prêt grâce à notre simulateur. Enfin, si vous voulez économiser sur votre crédit, nous vous conseillons également de comparer les assurances de prêt immobilier, afin de le couvrir au meilleur prix.

 
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