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Crédit immobilier : le nombre de primo-accédants recule en février 218

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L'emprunt moyen des primo-accédants a été de 200 757 € sur 236 mois en février 2018

Le pouvoir d’achat immobilier des primo-accédants diminue selon le courtier Capfi. Touchés par les réformes du gouvernement ainsi que par la hausse des prix, ces derniers ne représentent plus que 44 % des emprunteurs.

Une hausse de l’emprunt moyen des primo-accédants

Le marché immobilier est en perte de vitesse en ce début d’année 2018. Ce ralentissement est notamment vrai pour les primo-accédants. Amorcée dès janvier dernier, la baisse de la part de primo-accédants parmi les emprunteurs ne s’est pas arrêtée en février. Ces derniers ne représentent plus que 44 % des clients du courtier Capfi. Les autres particuliers représentent eux 45 % des dossiers, et les investisseurs 8 %.

Si le début d’année 2018 est bien moins bon que l’année dernière, c’est en partie dû à différentes réformes menées par le gouvernement. La suppression des APL pour les ménages aux revenus modestes ou bien encore la diminution du prêt à taux zéro (PTZ) ont en effet impacté les finances des primo-accédants. Ces derniers ont de ce fait, emprunté de plus grosses sommes. Alors que l’emprunt moyen était de 196 604 € sur 235 mois en janvier, il a été de 200 757 € sur 236 mois en février 2018. Pour ce qui est de leur effort financier, les primo-accédants ont emprunté l’équivalent de 4,74 années de revenus contre 4,83 années il y a un mois.

L’immobilier ancien, seul indicateur dans le vert

La hausse de l’emprunt moyen des primo-accédants est d’autant plus forte que les autres accèdants empruntent moins. En Février dernier, ces derniers ont en effet emprunté 187 826 euros sur 189 mois (contre 190 795 euros sur 187 mois en janvier). Leur effort financier a quant à lui diminué, passant de 4,64 années de revenus en janvier, à 4,15 en février. Pour Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Capfi, ces différents chiffres peuvent inquiéter : « si la tendance ne s’inverse pas, il faut s’attendre à un profond ralentissement du marché en cours d’année ». Malgré ces mauvais résultats, certains indicateurs sont eux dans le vert. La bonne nouvelle concerne l’immobilier ancien. Ainsi, en février, 88 % des achats immobiliers étaient des biens anciens.

 

 
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