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Immobilier : les prix et la demande augmentent à Brest

Publié par le , Mis à jour le 19/10/2020 à 15:40

Brest est une ville qui attire notamment grâce à ses subventions d'aides à l'achat d'un logement neuf

Comme Lyon, Brest est une ville qui attire de plus en plus. L'endroit attire notamment grâce à sa rentabilité locative, qui dépasse 6 % pour un deux-pièce. En outre, les collectivités ont mis à disposition de nombreuses aides et subventions à l'achat comme à la rénovation. « Alors qu'auparavant seuls les locaux investissaient ici, beaucoup d'acheteurs d'autres régions nous sollicitent désormais », témoigne Alexandre Lalande, un notaire de la région.

Brest, une ville à haute rentabilité locative

Comment définir l'immobilier brestois en quelques chiffres ? Le prix moyen d'un appartement est équivalent à 1 827 euros au m², le loyer moyen en appartement à 8,40 euros au m², le rendement locatif d'un deux-pièces est à 6,3 %, l'évolution des prix sur un an pour un appartement est de + 11 % et de + 32,2 % sur cinq ans, d'après une étude de MeilleursAgents, le site d'estimation immobilière.

Ipso facto, la ville attire pour sa rentabilité locative. « Dans le centre-ville, sur la place de Strasbourg ou dans le quartier Saint-Marc, des rendements supérieurs à 7 % sont possibles dans l'ancien », observe Marc Gonzalez, président d'Orpi Finistère. Il ajoute également que « même en périphérie, louer une maison peut rapporter jusqu'à 5,5 % par an ». Selon MeilleursAgents, 55 % des résidences principales sont occupées par des locataires.

Ce taux s'explique notamment par la part importante d'étudiants au sein de la population brestoise (plus de 29 000 d'après l'Agence d'urbanisme Brest Bretagne), les nouveaux arrivants sous le charme du cadre breton mais également les nombreux militaires de l'arsenal travaillant sur les navires. « Environ 800 nouveaux ménages s'installent à Brest chaque année depuis six ans, et le taux de vacance des logements en location, 6,3 %, n'a cessé de baisser », explique Emmanuelle Buord, de la direction de l’habitat de Brest Métropole.

Un nouveau dispositif d'investissement locatif « Pinel breton »

De plus, les acquéreurs d'un logement neuf peuvent profiter depuis le mois d'avril dernier le dispositif « Pinel breton », une expérimentation régionale facilitent l'investissement locatif intermédiaire. Ce dispositif permet notamment une réduction fiscale ainsi que des plafonds de loyer et de ressources des locataires pour chaque commune ou partie de commune éligible et par type de logement.

Preuve du succès de la mesure, 170 appartements neufs ont été achetés au premier semestre de l'année 2020, soit 49 % de plus par rapport à la même période un an plus tôt, d'après la Fédération des promoteurs immobiliers région Bretagne. La crise de Covid-19 ne semble donc pas arrêter les velléités d'investissement immobilier des Français à Brest. « Nous n'avons pas arrêté les réservations durant le confinement », allègue Marc Noury, directeur général du logement Bretagne chez le promoteur Lamotte avant d'ajouter que « 70 % des achats dans le neuf à Brest se font à titre d’investissement ».

De nombreuses subventions pour rénover dans l'ancien

Mais Brest n'intéresse pas que pour ses appartements neufs et ses rentes locatives. En effet, le marché de l'ancien est lui-aussi en pleine évolution et accuse d'une progression de + 32,2 % sur les cinq dernières années, pour les appartements seulement.

Il faut dire que les collectivités locales tentent d'appâter les investisseurs dans l'ancien à grand renfort d'aides et autres subventions destinées à la rénovation. Reconstruite après la Seconde Guerre Mondiale, la ville comporte de nombreux logements à l'isolation phonique ou thermique très insuffisante. Les acquéreurs peuvent donc entamer d'importants travaux et profiter d'une réduction fiscale de 12 % à 21 % de leur coût total en fonction de la durée de location du bien. À partir de 2021, Brest Métropole compte également verser une subvention spécifique destinée à la rénovation acoustique des immeubles d'après guerre ». La hausse de la demande dans la métropole la plus à l'ouest de France risque donc bien de se poursuivre.

 
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