La délégation d'assurance permet d'économiser jusqu'à 45 000 euros sur son prêt immobilier

Publié par Quentin Bas Lorant le 18/11/2021 à 08:06 , Mis à jour le 21/01/2022 à 00:00

La période actuelle semble, de prime abord, très favorable aux acheteurs immobiliers : taux d'emprunt historiquement bas, relèvement du taux d'endettement maximal, plus-value permise par la hausse du prix des biens, etc. Toutefois, des taux d'intérêt durablement bas ont aussi leur effet pervers, et notamment la hausse du coût de l'assurance emprunteur.

Cette police pèse de plus en plus dans les prêts immobiliers des acquéreurs. La plupart ignorent en effet qu'il n'est pas obligatoire de souscrire l'assurance proposée par la banque. Le choix d'un assureur alternatif peut ainsi permettre d'économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros sur son crédit, comme le révèle notre étude réalisée à partir des devis obtenus sur Assurland.com entre 2011 et 2021. Pour voir combien vous pourriez économiser, vous pouvez passer gratuitement par un comparateur d'assurance de prêt immobilier.

Les Français empruntent davantage, et sur des durées plus courtes

Les Français empruntent plus et pendant moins longtemps. En 2021, le montant moyen emprunté s’élève à 267 000 euros, sur une durée moyenne de 240 mois (20 ans). Il y a dix ans, le montant moyen emprunté n’était que de 215 000 euros, tandis que la durée moyenne d’emprunt était de presque un an de plus (250 mois).

La possibilité d’emprunter plus sur une durée plus courte est indéniablement liée à la baisse structurelle des taux d’intérêts. En une décennie, le taux moyen de crédit obtenu par les emprunteurs est passé de 3,9% (2011) à 1,39% cette année. Pour saisir la tendance, il faut en avoir en tête que le taux moyen sur 20 ans était de 7% en 2001.

Toutefois, la baisse des taux ne suffit pas à elle seule à éclaircir l’horizon des futurs propriétaires. Ces derniers sont d’abord pénalisés par le durcissement croissant des conditions d’accès au crédit, édictées l’année dernière par le Haut Conseil à la stabilité financière : durée maximum d’emprunt de 27 ans, taux d’endettement qui ne doit pas dépasser les 35%, besoin de présenter un apport personnel important, etc.

Mais devenir propriétaire n'est pas encore à la portée de tous les ménages

Signe de ce durcissement, la catégorie socio-professionnelle des emprunteurs est de plus en plus élevée. La part des cadres parmi les salariés en recherche d’une assurance de crédit immobilier a ainsi augmenté de plus de dix points depuis 2011 (passant de 21% à 33%). À Paris, les employés et ouvrier ne comptent plus aujourd’hui que pour 3% des acquéreurs, soit onze points de moins qu’il y a une dizaine d’années (14% en 2009)

Ensuite, les acquéreurs peuvent certes emprunter plus pour moins cher, mais, dans le même temps, le coût des biens à acquérir a augmenté. Depuis 2011, l’attrait des acheteurs pour l’Île-de-France a par exemple progressé de 5 points (33% aujourd’hui contre 28% en 2011). Or, tout type d’habitat confondus, le prix de l’immobilier a augmenté de 22% dans cette région depuis 2010.

Enfin, les emprunteurs sont également confrontés à l’augmentation croissante du coût de leur assurance de prêt immobilier. Il s’agit d’un effet pervers de la baisse des taux : en période de taux d’emprunt bas, le coût de l’assurance emprunteur a tendance à augmenter. Ce produit permet en effet aux banques de réaliser les marges qu’elles perdent sur les taux d’intérêt.

Il est possible de réduire le coût de son prêt grâce à la délégation d'assurance

Ainsi, selon une récente étude du courtier Pretto, sur un emprunt de 200 000 euros, les intérêts pèsent désormais pour 54% du coût du crédit, et l’assurance pour plus d’un tiers (37%). Si l’assurance emprunteur rapporte de plus en plus aux banques, c’est aussi parce que la plupart des acquéreurs ne savent pas qu’ils ne sont pas obligés d’accepter la police proposée par leur banque. Il faut dire que les bancassureurs conditionnent souvent l’octroi du prêt au fait d’accepter leur produit d’assurance…

Cette situation conduit à un marché quasi monopolistique : selon les derniers chiffres disponibles, le marché de l’assurance emprunteur est détenu à près de 90% par les banques (87%). Une proportion qui laisse peu de place aux assureurs alternatifs, auxquels il est possible de recourir via une délégation d’assurance (c’est-à-dire le fait de souscrire son assurance emprunteur auprès d’un assureur autre que l’organisme prêteur).

Or, la délégation d’assurance permet bien, selon les données de notre étude, d’économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros sur son crédit immobilier. Nous avons simulé des demandes de délégation d’assurance sur notre comparateur selon quatre profils différents d’emprunteurs. Les économies réalisées sur la durée du prêt vont de près de 7 000 euros à plus de 44 000 euros.

Assurland-simulations-tarifaires-emprunteur

De plus, outre les économies, la délégation d’assurance peut aussi vous permettre de réduire votre taux d’endettement. Le coût de l’assurance emprunteur est en effet désormais compris dans le taux d’effort des ménages. Si vous dépassez la limite de 35% de taux d’endettement avec l’assurance emprunteur de la banque, une délégation peut vous permettre de passer sous cette barre, et ainsi d’obtenir un prêt qui, sinon, vous aurait été refusé.

Enfin, au-delà de la seule délégation (ou substitution) d’assurance, plusieurs astuces peuvent aussi vous permettre d’économiser sur votre assurance de prêt immobilier : limiter la quotité des co-emprunteurs à 100%, bien choisir son mode de cotisation, opter pour une formule « minimum » couvrant uniquement le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA).

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