Assurance credit

Les emprunteurs ne pensent pas à résilier leur assurance crédit

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Les emprunteurs connaissent-ils la loi Bourquin ?

Entrée en vigueur en janvier dernier, l’amendement Bourquin reste quelque peu anonyme. Selon une récente enquête d’Actuaris, les établissements proposant des contrats d’assurance emprunteur n’ont pas enregistré une augmentation des demandes de résiliation.

Les demandes de résiliation n’ont pas augmenté depuis janvier

« Loi Bourquin », « loi Sapin 2 » : en avez-vous déjà entendu parler ? Début 2018, l’amendement Bourquin entrée en vigueur. Venu pour assouplir la loi Hamon, il permet aux emprunteurs de résilier leur assurance crédit à chaque date anniversaire du contrat. Un véritable changement pour les Français puisque cet amendement, en favorisant le libre jeu de la concurrence, leur permet de faire des économies. Mais alors que l’on pouvait penser que de nombreux emprunteurs se seraient empressés de changer de contrat, ça n’a pas été le cas. Aucun mouvement ne s’est fait sentir sur le marché, d’après Les Echos-investir. Une étude réalisée par Actuaris explique ainsi que les différents établissements proposant des contrats d’assurance prêt immobilier n’ont pas enregistré une hausse des demandes de résiliation.

Les emprunteurs ne sont pas assez informés

Pour Tanguy Thévenet, président de Zen’Up, le problème est le manque d’informations. « Les consommateurs ne sont toujours pas au courant de la possibilité de résilier leur contrat d’assurance emprunteur », explique-t-il aux « Echos-investir ». Cette analyse n’est pas la première à souligner un manque d’information. Que ce soit l’enquête réalisée par Assurland en mars dernier, ou celle effectuée par OpinionWay il y a quelques semaines, le constat est sans appel : la loi Bourquin n’est pas connue. Pire, pour Tanguy Thévenet le mal est plus profond : « la plupart des particuliers ne savent pas, non plus, qu’ils peuvent souscrire un contrat auprès d’un organisme autre que leur banque ».

Au-delà du manque d’information, Olivier Bougarel, directeur général d’Axeria Prévoyance, évoque l’envie même des emprunteurs, qui « dans l’optique de se dire qu’ils ont déjà pu profiter d’un taux d’intérêt avantageux, ne pensent pas forcément à renégocier leur assurance ».

Cette tendance reste toutefois à relativiser. L’entrée en vigueur de l’amendement Bourquin ne date que de quelques mois et il est certainement trop tôt pour tirer des conclusions. Fabien Vetillard, d’Actuaris explique d’ailleurs que les effets devraient se faire sentir dans « 4 ou 5 ans ».

 
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