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Pourquoi l'immobilier de luxe est-il si dynamique dans un marché si tendu ?

Publié par le , Mis à jour le 23/01/2020 à 11:48

Le bâti haussmannien est d'une qualité incomparable dans le monde

2019 fut une année extrêmement performante question immobilier. Taux d'intérêt exceptionnellement bas, volumes de ventes tonitruants avec plus d'un million de transactions enregistrées, nombreuses transactions XXL en Île-de-France et... un marché du luxe qui attire toujours plus d'acquéreurs, sur des biens toujours plus chers. Mais qui sont ces acquéreurs et pourquoi se ruent-ils sur l'immobilier de luxe français ?

De très riches investisseurs étrangers chassent les « trophy properties »

Plusieurs biens exceptionnels et à des prix pouvant faire pâlir votre notaire ont été vendus l'année dernière dans l'Hexagone. Dressons une courte liste pour en avoir un petit aperçu. À Paris, un hôtel particulier a été acquis pour 9,9 millions d'euros. À Neuilly (ville de France où le prix moyen au m² constaté est le plus élevé), un appartement situé boulevard du Château de 266 m² et disposant d'une terrasse de 330 m² a été vendu pour la bagatelle de 5,7 millions d'euros. Non loin de Lourmarin, un mas est parti pour 2,5 millions. Et tenez-vous bien, le Château de Soligny à Cannes a enfin trouvé un acquéreur pour... 55 millions d'euros. Toujours dans la Cité des Festivals, un duplex penthouse sur le boulevard de la Croisette a été écoulé pour 70 000 euros au m². Le bien fait 650 m², se situe au sommet d'une résidence très haut standing et dispose de 160 m² de terrasse, avec piscine privée et vue sur la baie de Cannes. On vous laisse faire le calcul.

Mais comment expliquer cette « ruée vers l'or » ? La recette est simple : de très riches investisseurs étrangers et en particulier américains sont à l'affût de biens immobiliers exceptionnels tel qu'on peut en trouver en France. Ces derniers acquièrent sans compter et sont friands de « trophy properties » (ndlr : propriétés trophées). C'est-à-dire qu'ils recherchent les biens les plus chers possibles sur le marché. « Au-delà de 10 millions d'euros, les non-résidents sont majoritaires dans nos ventes. Les transactions supérieures à 50 millions d'euros sont, quant à elles, la chasse gardée des princes du Golfe », renseigne le réseau Daniel Féau.

Paris : le bâti haussmannien est unique au monde

Tel qu'on le devine aisément, Paris est bien entendu le terrain de jeu privilégié de ces investisseurs, en particulier les quatre arrondissements centraux. On connaissait Paris pour l'attrait de sa Rive gauche, mais l'écart tend à se réduire au fur et à mesure des années. Et dans la capitale, c'est plus particulièrement le bâti haussmannien qui attise les curiosités.

Il faut dire que ces immeubles parisiens pensés par Georges Eugène Haussmann au milieu du XIXe siècle lors de la transformation de Paris sont exceptionnels. À côté, d'autres villes telles que Londres font pâle figure. L'appartement haussmannien typique est haut de plafond, possède une cour spacieuse, une entrée au charme incomparable et dotée de portes imposantes, de grandes fenêtres, des murs épais en pierre et non en brique ou en béton, de nombreux éléments décoratifs...

Les nouveaux secteurs prisés en banlieue parisienne et en province

Si Paris est la grande favorite en terme d'immobilier de luxe, de nombreux secteurs ne sont pas en reste. En région parisienne, quelques villes accusent de demandes de plus en plus fortes. C'est par exemple le cas de Vincennes, limitrophe à Paris, au bâti de grande qualité et très bien desservie en transports (la ligne 1 du métro qui a été peu impactée par la récente grève est terminus à Château de Vincennes) ou de Montrouge, qui deviendrait le « Neuilly du Sud » d'après Coldwell Banker, une franchise spécialisée dans l'immobilier de luxe.

En province, quelques villes gagnent en popularité. C'est par exemple le cas de Nantes, de Saint-Malo ou de La Rochelle. La Rochelle est « à 2 heures 20 de Paris, prisée par les Anglais qui la surnomment « la ville blanche », devient le nouvel Arcachon », explique Laurent Demeure, président de Coldwell Banker France et Monaco. Dans les Pyrénées-Orientales (66), Canet-en-Roussillon est également surnommée « le Deauville de l'Occitanie ». Entre Montpellier, Barcelone, Toulouse et non loin d'Andorre, elle attire de nombreux acquéreurs.

 
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