Sur le marché immobilier, l'offre de maisons ne suit pas la demande, et les prix augmentent

Publié par Quentin Bas Lorant le 18/10/2021 à 15:34 , Mis à jour le 08/03/2022 à 00:00

Le Covid-19 et la crise sanitaire continuent de peser sur le marché de l’immobilier national. Dans sa dernière note de conjoncture, le réseau d’agences Century 21 (qui conclut environ 45 000 ventes par an) observe deux phénomènes : une hausse des prix et un plongeon du nombre de ventes.

Un marché à la peine après les records du premier semestre

Une telle situation paraissait difficilement envisageable il y a encore quelques mois. Au début de l’été, le marché de l’immobilier semblait insensible à la crise : plus d’un million de biens (1 130 000) avaient trouvés preneurs sur une année glissante, soit déjà plus que sur toute l’année 2019 (1 067 000), qui avait été pourtant un exercice exceptionnel en termes de ventes

Sur douze mois, le niveau atteint mi-juillet n’avait tout simplement jamais été retrouvé depuis le début du siècle. Il faut dire que la crise majeure que nous avons vécu était suffisamment d’ampleur pour rebattre un certain nombre de cartes, et y compris dans le comportement des acquéreurs.

Alors que le télétravail tend à s’ancrer dans les habitudes, les salariés du tertiaire qui en bénéficient ont été nombreux à rechercher une maison individuelle en périphérie des villes moyennes. Les confinements successifs ont servi d’accélérateur à ce type de projets et à la recherche de biens immobiliers de type « maison ».

Inflation nationale sur la valeur des maisons

Si depuis cet été cette demande reste forte, l’offre, en revanche semble ne plus suivre, ce qui explique la récente hausse des prix : ce qui est rare est cher, et la maison individuelle semble le devenir. Ainsi, le prix au mètre carré pour les maisons a bondi de 11% au troisième trimestre (+7,3% pour les appartements, sur un an). 

Cette inflation du prix des maisons semble la règle partout : +5,3% en Ile-de-France, mais jusqu’à +24% en Bretagne, +19% en Normandie, et même +31% en région PACA (deux exceptions notables : -1,7% en Pays de la Loire, et -3,5% en Auvergne Rhône-Alpes).

Avec de telles hausses, supérieure à l’inflation et à l’augmentation des salaires, le rythme des ventes a naturellement baissé : -19% pour les maisons, et -11% pour les appartements, par rapport au troisième trimestre 2020. 

Les futurs propriétaires attendent la baisse des prix

En toute logique, ce sont d’abord les ménages les plus modestes qui pâtissent le plus de la situation. À Paris, les employés et ouvrier ne comptent plus aujourd’hui que pour 3% des acquéreurs, soit six points de moins qu’il y a une dizaine d’années (14% en 2009).

En l’état, les taux d’intérêt qui demeurent bas (environ 1% en moyenne pour un prêt sur vingt ans) ne suffisent pas à permettre aux achats de suivre la hausse des prix. Comme le souligne Laurent Vimont, président de Century 21, il faudra donc certainement attendre que la diminution de la demande incite les vendeurs à baisser progressivement leurs prix.

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