Assurance décès

Confinement : comment s'organisent les enterrements ?

Publié par le , Mis à jour le 14/04/2020 à 15:11

Avec le confinement, les règles des funérailles sont modifiées

En cette période de confinement qui durera au moins 15 jours, les Français se posent de nombreuses questions sur leur vie quotidienne. Et notamment sur le déroulement des enterrements. Est-il possible de se rendre aux funérailles d’un ami ? Le Premier ministre a répondu à cette interrogation. 

« Nous ne devons pas déroger à la règle fixée »

« Ce que je vais dire est terrible à entendre pour la téléspectatrice qui pose cette question mais je me dois d’être à la hauteur des fonctions que j’occupe, donc je vais répondre non ». Cette réponse du Premier ministre concerne la possibilité d’assister à un enterrement d'un ami durant la période de confinement.

Interrogé par une téléspectatrice au journal de France 2, Edouard Philippe a donc douché les espoirs de nombreux Français qui souhaitaient se rendre à des funérailles en cette période exceptionnelle : « Nous devons limiter au maximum les déplacements. J’ai bien conscience de dire quelque chose d’une grande dureté mais même dans ces circonstances, nous ne devons pas déroger à la règle fixée. Je le dis avec une grande tristesse mais aussi avec une très grande détermination » a poursuivi le Premier ministre. Mais alors comment s’organisent les enterrements ? 

Pas plus de 20 personnes dans les lieux de culte

Un décret publié le 15 mars 2020 interdit les rassemblements de plus de 20 personnes dans les lieux de culte jusqu’au 15 avril prochain. Interrogée par BFM TV, la Conférence des évêques de France va plus loin et demande « aux proches d’être le moins nombreux possibles ». Dans certains diocèses, les funérailles se déroulent uniquement dans les cimetières. D’ailleurs, pour limiter la propagation du Covid-19, les messes ont dû être suspendues. En Italie qui impose aussi un confinement à sa population, le Pape François propose désormais sa prière dominicale en vidéo.

En cette période de confinement, seule la famille proche est autorisée à se rendre à l’enterrement du défunt. Lors de la cérémonie, les employés des pompes funèbres doivent veiller à ce que la famille respecte bien les distances de sécurité (au moins un mètre). 

En parallèle, le Haut conseil de la santé publique a demandé que les dépouilles soient placées dans des housses mortuaires fermées hermétiquement et transférées dans une chambre mortuaire. Le corps doit aussi être installé dans un « cercueil simple » et fermé « sans délai ». Des mesures de sécurité pour éviter la contamination du personnel des pompes funèbres ou de la famille.

Les obsèques décalées jusqu'à 6 mois 

Pour venir en aide aux pompes funèbres qui sont désordées par la situation, un décret autorise les familles à décaler les obsèques jusq'à 6 mois.

Dans un courrier adressé à des élus et à l'Association des maires de France, Philippe Martineau, responsable des pompes funèbres pointe ainsi du doigt les problèmes rencontrés par sa profession et notamment les difficultés pour accéder à certains cimetières ou même à des points d'eau. 

Le décret publié permet donc de retarder les funérailles mais aussi d'allonger de 6 à 21 jours le délai d'une crémation ou d'une inhumation. 

Une période de confinement d’au moins 15 jours

Depuis le mardi 17 mars, les Français doivent respecter une période de confinement. Les déplacements sont limités. Pour sortir, ils doivent impérativement posséder une attestation qui peut être imprimée ou écrite sur un papier libre. Un document qui doit indiquer le motif du déplacement : 

  • Les déplacements pour faire des achats de première nécessité
  • Les déplacements pour un motif de santé
  • Les déplacements pour se rendre sur son lieu de travail si le télétravail n’est pas possible
  • Les déplacements pour motif « familiaux impérieux, pour l’assistance de personnes vulnérables ou pour la garde des enfants »
  • Les déplacements brefs à proximité du domicile liés à l’activité physique individuelle des personnes ou aux besoins des animaux de compagnie

Les personnes qui dérogeraient à cette règle s’exposent à une amende de 135 euros ou 200 euros en cas de récidive dans les 15 jours. 

 
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