Assurance décès

Décès : le compost humain, nouvelle pratique funéraire aux Etats-Unis

Publié par le , Mis à jour le 22/05/2019 à 15:02

Transformer un défunt en humus coûte 5 000 euros

Aux États-Unis, l’État de Washington permet désormais de transformer un mort en compost humain. Il ne faut qu’une année pour que la famille récupère un mètre carré de compost. Une pratique écologique interdite en France.

En une année, le corps devient « du humus »

Les morts bientôt transformés en compost ? L’État de Washington aux États-Unis vient de légaliser le compost humain. Le projet de loi a été adopté le 9 avril dernier par la Chambre des représentants par 36 voix contre 11 puis par le Sénat par 38 voix contre 11.

Pour obtenir du compost humain, le corps du défunt est enveloppé dans un linceul biodégradable.  Il est ensuite déposé sur un lit végétal puis couvert de matière organique (paille, copeaux de bois ou encore feuilles mortes broyées) pour accélérer sa décomposition. Après trois mois, la peau et les chairs sont décomposées. Et en une année, on obtient un mètre cube de compost qui est aussi appelé : humus.

Une technique écologique qui pourrait devenir à terme, une alternative à l’inhumation et à l’incinération. En effet, une inhumation dégage en moyenne 869 kg de CO2 explique François Michaud-Nérard dans les colonnes de l’Obs. Un taux similaire à un aller-retour Paris/New-York.

Avec l'humus, les proches du défunt peuvent ainsi décider de le déposer dans une urne ou encore de le répandre. La pratique coûte environ 5 000 dollars.

La France n’autorise que l’inhumation et l’incinération

Et qu’en est-il de la France ? Pour le moment, il n’est pas encore question d’autoriser le compost humain comme nouvelle pratique funéraire. Aujourd’hui, la loi n’autorise que l’inhumation et l’incinération. En 2016, Elisabeth Lamure, sénatrice LR du Rhône met sur la table cette idée avant d’obtenir comme réponse du ministère de l’intérieur que : « Son introduction en droit interne soulèverait des questions importantes, tenant notamment à l’absence de statut juridique des particules issues de cette technique et de sa compatibilité avec l’article 16-1-1 du code civil ».

 
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