Assurance décès

La dépendance, « nouveau risque qu'il faut construire » selon Emmanuel Macron

Publié par le , Mis à jour le 17/04/2018 à 15:03

Comment Emmanuel Macron veut-il financer la perte d'autonomie ?

Le 15 avril 2018, le président de la République Emmanuel Macron était interviewé par les journalistes Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin. Entre autres sujets, il fut notamment question de la dépendance et de son financement. Un « nouveau risque qu’il faut construire », selon l’aveu même du locataire de l’Elysée. Coup de projecteur.

Une esquisse de calendrier

Le 12 avril dernier, en prélude à l’intervention du président de la République, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, avait fait état de « plusieurs pistes » pour le financement de la « prise en charge des personnes âgées dépendantes ».

A cette occasion, au micro de BFM TV, elle avait aussi fait part de ses préférences comme l’instauration d’une nouvelle journée de solidarité, à l’instar du lundi de Pentecôte, jour férié travaillé et non rémunéré, qui a été créé pour financer des actions en faveur des personnes âgées ou handicapées.

Au sujet de cette deuxième journée de solidarité qui pourrait être instaurée pour le financement de la perte d’autonomie, le président de la République a estimé qu’il s’agissait là d’une « piste intéressante ». Toutefois, rien ne dit que c’est cette option qui sera retenue. En effet, Emmanuel Macron a aussitôt averti qu’il n’avait pas l’intention de « purger ce débat aujourd’hui » évoquant simplement « la fin d'année 2018 et 2019 ».

La piste des assurances privées

La création d’une nouvelle journée de solidarité n’est pas la seule piste à avoir été évoquée par la ministre des Solidarités et de la Santé. Elle a ainsi parlé d’un effet sur l’Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) pour réunir dans une seule enveloppe la « partie dépendance » et la « partie soins » que l’on trouve actuellement dans deux enveloppes séparées.

Agnès Buzyn a également mentionné les « assurances privées ». A ce sujet, la ministre a constaté qu’il existait à l’heure actuelle « des gens qui ont envie de vendre ce type de modèle » avant de faire part de son sentiment personnel, à savoir qu’elle n’était « pas trop favorable au modèle assurantiel ». On rappellera qu’il y a quelques semaines, Thierry Beaudet, président de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF), entité qui regroupe la majorité des mutuelles de santé existant en France, avait évoqué l’idée d’une assurance obligatoire avec l’ajout de « quelques euros à la cotisation complémentaire santé ».

 
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