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Assurance décès

Les défunts atteints du VIH ne sont plus privés de soins funéraires

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Les associations veulent rester mobiliser pour vérifier l'application du décret

Depuis le 1er janvier 2018, les défunts atteints du VIH ont le doit aux soins de conservation. Après des années de mobilisation et plus de 30 ans d’interdiction, cette décision met fin à une loi discriminante.

Les associations saluent cette décision

Une interdiction injuste et injustifiée a pris fin. Le 1er janvier dernier, a marqué la fin d’une stigmatisation longue de plus de 30 ans. Les défunts atteints du VIH peuvent se voir apporter des soins funéraires. Publié au Journal officiel le 20 juillet et signé dans la foulée par la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, cette décision fait suite à une forte mobilisation.

C’est d’ailleurs dans un communiqué signé de manière commune qu’Actions Traitements, Act Up, Aides, le Collectif Hépatites virales, la Fédération LGBT, Sidaction, Sida Info Service, SOS Hépatites, SOS Homophobie et le groupe de travail sur les traitements antirétroviraux TRT5 ont salué une « avancée historique » nous apprend le journal Le Monde. Cette levée de l’interdiction fait suite à des avis favorables rendus par le Conseil national du sida (depuis 2009), le Défenseur des droits (2012), le Haut Conseil à la santé publique (2012) et l’Inspection générale des affaires sociales (2013).

Une loi qui empêchait le processus de deuil pour les proches

En 1986, par peur d’exposer les thanatopracteurs à des contaminations, une loi interdisait que des soins funéraires soient apportés aux défunts atteints d’une infection par le VIH ou par les virus des hépatites. Malgré le fait « qu’aucun cas de transmission du VIH dans le cadre de soins funéraires n’a été rapporté » et l’évolution des connaissances, cette loi est restée en vigueur. Pendant 32 ans, il était impossible pour les proches de voir le corps du défunt. L’interdiction de pratiquer des mesures de thanatopraxie conduisait au placement dudit corps directement dans un cercueil fermé. Si ce n’était pas le cas, « des traces de décomposition, contribuant à empêcher leur processus de deuil », étaient présentes sur le corps.

La mise en place de ce décret permettant aux familles et proches des défunts atteints du VIH de faire leur deuil n’implique pour autant pas la fin de la mobilisation pour les associations. Ces dernières affirment vouloir rester vigilantes « pour que cette nouvelle réglementation soit appliquée sur l’ensemble du territoire » indique le journal Le Monde.

 
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