PER individuel : les frais peuvent vous coûter cher, découvrez leur taux moyen

Publié par Quentin Bas Lorant le 29/07/2021 à 14:44 , Mis à jour le 08/03/2022 à 00:00

Vous souhaitez souscrire un PER individuel pour y placer votre épargne ? Dans ce cas, il est conseillé de passer par un comparateur en ligne : plusieurs devis gratuits vous seront proposés, avec une myriade de frais : frais d'adhésion, d'arbitrage, de versement etc. Pour s'y retrouver, et savoir lesquels sont négociables, voici un petit guide avec, pour chaque frais, la fourchette haute et la fourchette basse.

Les nouveaux PER, succès de jeunesse

Ceux qu’on appelle les « nouveaux » Plans d’épargne retraite (PER) ne sont plus si neufs : il fêteront en effet leur deuxième anniversaire cet automne. Lancées en octobre 2019, ces solutions d’épargne avaient pour mission de se substituer aux anciens contrats bien connus des Français : le PERCOL, le PERP, le Madelin et le CRH, qui ne peuvent donc plus commercialisés

Ces nouveaux PER se divisent en deux « formules » : ils peuvent être souscrits à titre individuel (on parle alors du Plan d'Épargne Retraire INdividuel, ou PERIN) ou par l’intermédiaire de son employeur (il s’agit alors d’un contrat collectif, dit PEROB ou PERECO).

Arrivés sur le marché quelques mois avant le début de la crise sanitaire, ces nouveaux PER, et en particulier le PERIN, ont pu profiter d’un niveau d’épargne jamais vu : près de 200 milliards d’euros ont été mis de côté depuis un an, selon la Banque de France.

Si cette épargne s’est dirigée prioritairement vers des livrets sécurises (Livrets A et LLDS), le PER individuel a su aussi tirer son épingle du jeu : avec un rendement souvent supérieur à 1%, il s’est placé entre le livret A et l’assurance vie dans le cœur des épargnants.

Les contrats collectifs ont eu plus de mal à s’imposer, la ralentissement économique ayant donné aux employeurs des priorités plus urgentes que de renégocier leurs contrats de prévoyance. Toutefois, fin 2020 l’encours total de ces contrats représentaient déjà plus de 6,5 milliards d’euros.

PERIN : attention aux frais

Tous PER confondus, près de 3 millions de contrats ont déjà été signés depuis leur lancement. Et si, pour les PER collectifs, la négociation des garanties revient à l’employeur, il est en revanche possible et recommandé, dans le cadre d’un PERIN, d’être attentif aux frais imposés, si vous souhaitez en souscrire un auprès de votre banque, de votre assureur, d’un conseiller en gestion de patrimoine ou encore auprès d’un courtier en ligne.

Les frais associés à un contrat peuvent en effet changer du tout au tout l’intérêt d’un PER individuel pour votre épargne. Voici les principaux frais à surveiller au moment de la négociation, et les fourchettes de tarifs proposés.

Frais sur versement

Ils correspondent à la proportion de votre capital qui est taxée quand vous la versez sur votre PER. Avec un taux de frais sur versement de 5%, vous perdez 5 euros sur 100 euros investis sur votre PER. Il est donc essentiel de les négocier au plus bas, voir à 0%, comme le propose surtout des courtiers en ligne. 

Ils peuvent généralement varier entre 0% et 5%, la moyenne relevée par le CCSF (Comité consultatif du secteur financier) est de 3,18%.

Frais de gestion

Ils sont perçus par votre gestionnaire de PER à un intervalle régulier fixé par le contrat : mois, trimestre, semestre ou année. Ils servent à rémunérer sa gestion de votre épargne : suivi administratif et financier, envoi de documents, conseil au client…

Contrairement aux autres frais, ils sont rarement négociables. A vous de choisir le contrat le plus intéressant en la matière : ils varient entre 0,60% par an et 2% par an pour les fonds en euros, et entre 0,50% et 1% par an pour supports en unités de compte (UC). La moyenne pour les premiers est de 0,87%, et de 0,85% pour les seconds.

Frais d’arbitrage

Ils s’appliquent à chaque changement de support ou modification de la structure de votre PER : changement de son profil d’épargnant, par exemple, ou décision d’’intégrer davantage d’actifs à risque, ou, au contraire, d’en retirer.

Ces frais peuvent être « offerts » (0%) ou être facturés jusqu’à 5% du montant que vous arbitrez. La moyenne des frais d’arbitrage étant de 0,72%

Frais de sortie

Ils entrent en jeu le jour de votre départ à la retraite : le titulaire d’un PERIN peut choisir de retirer ses fonds en capital (et une ou plusieurs fois) ou opter pour une rentre, qui lui sera versée mensuellement jusqu’à son décès ou une date donnée. 

Si la deuxième option est choisie, des frais sur arrérages peuvent s’appliquer : ils taxent votre rentre tous les mois. Certains contrats les proposent heureusement à 0%, mais dans ce cas d’autres frais peuvent entrer en jeu, comme les frais sur encours, qui correspondent à une ponction annuelle sur votre épargne.

Pour les frais d’arrérages, ils peuvent varier entre 0% et 3% selon le CCSF.

Frais d’adhésion 

Derniers des principaux frais qui peuvent s’appliquer à un PERIN : les frais d’adhésion, qui sont demandés une unique fois à la signature du contrat (ils s’apparentent à des frais de dossier). Pour ces derniers, c’est la lotterie, ils peuvent aller de 0 à 50 euros selon les organismes. Ils sont généralement annoncés comme non-négociables, mais vous permettent de faire jouer la concurrence.

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