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90 000 « passoires thermiques » ne pourront plus être louées à partir de 2023

Publié par le , Mis à jour le 14/01/2021 à 10:46

Les pouvoirs publics vont accentuer la lutte contre les passoires thermiques dans les années à venir. C’est ce qu’a déclaré la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, dans un entretien au Figaro. À partir de 2023, il ne sera en effet plus possible de louer un logement de ce type.

Les passoires thermiques bientôt exclues des locations

Pour y veiller, la ministre a annoncé qu’un contrôle accru des annonces immobilières serait désormais la norme, afin que les logements trop énergivores ne soient tout simplement plus proposés sur le marché locatif.

Pour rappel, on entend par « passoires thermiques » ou « passoires énergétiques » ces logements très chers à chauffer car mal isolés et laissant donc s’échapper beaucoup de chaleur. À l’heure actuelle, on estime leur nombre à près de 5 millions dans l’Hexagone (4,8 millions), c’est presque 1/5 du parc des habitations principales. Un désastre pour le confort des habitants, leur portefeuille, mais aussi pour la planète.

90 000 logements énergivores dans le viseur

Ces 5 millions de logements ne seront pas tous concernés, du moins dans un premier temps, par cette interdiction à la location. Pour le moment, 90 000 logements (soit 4% de l’ensemble des passoires thermiques) seraient dans le viseur du gouvernement : ceux dont la consommation énergétique excède 450 kWh par mètre carré et par an, soit ceux classés G, le dernier échelon du diagnostic de performance énergétique d’un habitat.

Parmi ces 90 000 logements, 70 000 sont détenus par des personnes privées, qui devront donc se mettre aux normes avant 2023 s’ils veulent louer leurs appartements ou maisons. Le seuil de consommation autorisé sera ensuite de nouveau abaissé deux ans plus tard, le 1er janvier 2025, avant une nouvelle échéance au 1er janvier 2028. À cet horizon, tous les logements classés aujourd’hui F ou G devront être définitivement exclus du parc locatif. 

La stratégie du gouvernement consiste à laisser le temps aux détenteurs de ces logements de s’adapter : « Nous assumons de démarrer doucement avec un seuil assez peu contraignant pour s'attaquer en priorité aux pires passoires thermiques et laisser un peu de visibilité aux autres propriétaires. Le but est de monter en puissance par la suite », a détaillé Emmanuelle Wargon.

MaPrimeRénov' plus que jamais d'actualité

Pour aider cette transition, le gouvernement veut mettre en avant la nouvelle version de son aide gouvernementale pour la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’, qui peut, depuis le 1er janvier, désormais être sollicitée par tous les ménages. Deux milliards d’euros ont de plus été ajoutés au dispositif pour couvrir, cumulé avec d’autres aides, jusqu’à 90% du coût des devis. 

Dans un entretien accordé à Assurland fin décembre, Audrey Zermati, directrice stratégie chez Effy, donnait quelques conseils sur les travaux à réaliser en priorité selon votre type de logement. Dans un logement collectif par exemple : « le changement de fenêtres fait partie des travaux qu'il est possible de réaliser en priorité, avec souvent une vraie économie en chauffage à la clef, et un gain de confort non-négligeable. ».

Car si elle prend la forme d’une contrainte, cette future interdiction pourrait en effet aussi contribuer à rétablir une part du pouvoir d’achat des Français, un point stratégique pour le gouvernement dans l’optique des prochaines élections.

Une dépense qui continue à peser sur le portefeuille des ménages

En effet, selon les chiffres révélés ce jour par Effy, la facture de chauffage des Français continuent de peser lourdement sur leur budget. En 2020 la note s’élevait en moyenne à 1 684 euros. Ce montant grimpe encore plus pour les ménages chauffés au fioul (ils sont 3,5 millions en France), avec en moyenne 2 100 euros à régler tous les ans.

« Nous ne devons pas accepter que des familles soient contraintes de dépenser plus d’un mois de salaire pour se chauffer quand des solutions qui ont fait leurs preuves existent. », a commenté Frédéric Utzmann, Président d’Effy.

Que ce soit pour continuer à louer son logement, ou pour faire baisser sa facture énergétique, tout semble donc guider les ménages français vers la nouvelle prime gouvernementale. Nous saurons au cours de l’année si cette dernière est à la hauteur des attentes.

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