Assurance habitation

Airbnb : de nouvelles limites sur le temps de location

Publié par le , Mis à jour le 22/10/2019 à 15:48

A Paris, entre 20 000 et 30 000 logements sont détournés pour Airbnb

Une nouvelle mesure visant a limiter la durée légale de location des meublés de type Airbnb a été votée par le Sénat. Depuis 2018, la limite était fixée à 120 jours. Les maires peuvent l'abaisser à 60 jours.

Entre 60 et 120 jours maximum

Ce mercredi 16 octobre 2019, le Sénat a adopté à main levée un nouvel amendement PS au projet de loi Engagement et Proximité. À l'origine, ce projet octroie la possibilité aux maires de limiter les durées légales de location de meublés touristiques. Présenté par la sénatrice de Paris Marie-Pierre de la Gontrie, il fixe une durée maximale de location non-professionnelle à 120 jours modulable à 60 jours.

Airbnb, un modèle qui divise

D'après la sénatrice, Airbnb « encourage les propriétaires à se détourner des modes de location classique ». « A Paris, il y a entre 20 000 et 30 000 logements qui sont ainsi détournés », allègue-t-elle avant de poursuivre : « toutes les grandes villes et les villes touristiques sont concernées. » Dans une ville où le prix de l'immobilier a dépassé celui de Londres et où la question du mal-logement continue d'être soulevée, le modèle uberisé Airbnb ne fait pas l'unanimité.

Mais parmi les détracteurs de cette mesure, on trouve notamment le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu, qui a exprimé un avis défavorable du gouvernement, le rapporteur LR Mathieu Darnaud mais aussi le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi : « il y a des quartiers morts (…) qui ne sont vivants que des gens qui ne font que passer, mais où il n'y a plus un vrai habitant », a-t-il affirmé. Ce dernier a tout de même soutenu la mesure par son vote.

Une guerre entre Paris et Airbnb

La Ville de Paris a montré son enthousiasme quant à cette « première avancée » : « Elle est conforme aux vœux exprimés par la Ville d'adapter les réponses à apporter à un phénomène en fort développement qui impacte l'accès au logement des Parisiennes et Parisiens », a-t-elle indiqué dans un récent communiqué.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Paris s'oppose fermement à Airbnb. Fin septembre 2019, la Ville évoquait déjà l'idée d'interdire Airbnb dans certains arrondissements.

 
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