Assurance habitation

Airbnb : des locations tournent mal pour les propriétaires

Publié par le , Mis à jour le 30/03/2020 à 10:02

Des locations Airbnb tournent mal

Tout le monde connaît Airbnb, cette plateforme de location et de réservation de logements de particuliers en ligne. Si de nombreuses réservations se passent très bien, d’autres tournent mal. Assurland vous en présente cinq.

60 000 dollars de dégâts dans une location Airbnb

Un spectacle répugnant pour les propriétaires

Pour bénéficier d’un complément de revenus, un couple de Canadiens a mis son logement en location sur le site Airbnb. Cette proposition a séduit quatre personnes qui se trouvait dans les environs pour un mariage. À leur retour, les propriétaires du logement ont découvert un spectacle des plus dégoûtants : de la sauce barbecue au plafond, des couvertures souillées, d’innombrables tâches suspectes, des préservatifs, ou encore des os de poulet dans leurs chaussures.

Airbnb apporte son aide aux propriétaires

Les voisins du couple ont déclaré qu’une centaine de personnes avait passé le week-end dans leur logement. Estimant que leur intimité avait été “violée”, les propriétaires ont alors demandé que les pièces, meubles et autres tissus du logement fassent l’objet d’un remboursement intégral. La société Airbnb n’a pas tardé à annoncer qu’elle allait s’occuper de la remise en état de ce dernier, et elle a proposé une solution d’hébergement temporaire au couple pour la durée des travaux.

Les locataires encourent une amende de 5 000 dollars pour tromperie, auxquels il faut ajouter plus de 60 000 dollars pour les dégâts. Si vous louez votre logement à des tiers, veillez à posséder la meilleure assurance habitation. Ainsi, si le pire devait se produire, vous seriez convenablement couvert. Pour trouver le contrat adapté, n’hésitez pas à comparer.

Airbnb : il découvre son logement complètement détruit

Des dégâts matériels très nombreux

À l’occasion des vacances de Noël 2016, Luciano Dinulescu, fraîchement inscrit sur la plateforme Airbnb, décide de mettre son appartement en location. Et il aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois. En effet, les nouveaux locataires organisent une énorme fête qui occasionne de nombreux dégâts. À son retour, il découvre que de nombreux objets et meubles ont été endommagés, mais aussi les murs ainsi que les fenêtres. D’ailleurs, les dommages matériels ne se limitent pas seulement à l’appartement, puisque l'ascenseur a été cassé, des déchets en tout genre ont été retrouvés dans la résidence, et des personnes se sont même évanouies dans les parties communes de l’immeuble.

Une indemnisation proposée tardivement

En découvrant les nombreux dégâts causés à son appartement, Luciano Dinulescu sollicite tout naturellement le service Client de la plateforme Airbnb. Après deux mois d’échanges, et malgré la communication de différents documents, ce service lui demande de lui envoyer à nouveau le dossier de réclamation dans son intégralité. Airbnb lui propose alors 1 640 € de dédommagement, à accepter sous 3 jours. Mécontent, le propriétaire du logement décide de raconter sa mésaventure à The Observer. En réaction à cette mauvaise publicité, Airbnb procède à un premier versement et promet de réaliser d’autres versements pour un total de 8 500 €, somme nécessaire pour couvrir l’ensemble des dégâts constatés. En contrepartie, l’entreprise demande la signature d’un accord de confidentialité.

Airbnb : 20 000 euros de dégâts après une fête illégale

Une sous-location qui vire au cauchemar

5 € pour les filles et 10 € pour les garçons avec boissons à volonté, à manger et plein de surprises” : l’annonce de cette fête post-bac dans le quartier du Marais à Paris est séduisante. Le jour J, entre 200 et 300 personnes se rassemblent dans un appartement sous-loué sur Airbnb. Le problème ? L’appartement de 80 mètres carrés avec terrasse est bien trop petit pour contenir tout ce monde. Et c’est l’appartement qui en fait les frais avec trois interventions de la police au cours de la soirée, et plus de 20 000 € de dégâts. Du côté du propriétaire, c’est la douche froide. C’est son locataire qui ne vit plus dans l’appartement et qui ne paye plus le loyer depuis 6 mois qui a décidé de le sous-louer sans obtenir son approbation.

Airbnb dément, Ian Brossat attaque

Interrogé par le Parisien, un des organisateurs explique avoir loué l’endroit pour 500 € la nuit. De son côté, Airbnb affirme que la location ne s’est pas effectuée via sa plateforme, mais a tout de même expliqué au quotidien que le locataire aurait dû demander l’autorisation du propriétaire avant de sous-louer son appartement. Pas de quoi calmer les élus locaux qui s’agacent : “depuis deux ans, nous multiplions les opérations de contrôle pour lutter contre les locations AIRBNB illégales. L’objectif : en finir avec les nuisances et protéger les Français” explique dans un tweet Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris au logement qui souhaite interdire les locations d'Airbnb dans le centre de la capitale.

Après une fusillade mortelle, Airbnb durcit le ton

La ville d’Orinda aux États-Unis est encore sous le choc. Une fusillade a éclaté faisant cinq morts et plus d’une dizaine de blessés lors d’une fête d’Halloween organisée dans une maison louée sur Airbnb. Une centaine de personnes étaient présentes sur les lieux pour cet événement dont la publicité avait été réalisée en amont. Les convives devaient apporter à boire et à manger, et envoyer un message à un numéro afin d’obtenir l’adresse de la soirée. Au lendemain de cette tragédie, Brian Chesky, co-fondateur du site de locations en ligne, annonce sur Twitter le durcissement du règlement sur Airbnb : “à partir d’aujourd’hui, nous allons interdire les maisons se présentant comme des endroits pour faire la fête et allons redoubler d’efforts pour lutter contre les fêtes non autorisées”.

Des efforts qui prendront la forme d’une multiplication du “contrôle manuel” lorsque le système détectera des réservations suspectes. Une équipe dédiée devrait également voir le jour. Elle aura pour prérogative de prendre des sanctions immédiates contre les internautes qui tenteraient de contourner le nouveau règlement.

Airbnb souhaite vérifier 7 millions de locations d'ici fin 2020

Airbnb passe à l’offensive. Après une série d’incidents dont la fusillade mortelle qui a fait 5 morts aux États-Unis lors de la soirée d’Halloween, la plateforme a annoncé son intention de vérifier 7 millions de locations d’ici fin 2020. Dans un courriel adressé à l’ensemble de son personnel, Brian Chesky indique que “la vérification doit commencer de suite (…) et devra être achevée le 15 décembre 2020”. L’objectif affiché est de rassurer les clients. Dans les faits, ces vérifications permettront aux équipes de s’assurer de l’exactitude des données fournies par un potentiel loueur à savoir l’adresse, les photos, l’état du logement, ainsi que les équipements. Dès qu’une anomalie est détectée, Airbnb s’engage à reloger ou rembourser dans son intégralité un usager dont la location n’est pas satisfaisante.

Depuis le 31 décembre 2019, une ligne d’appel d’urgence a été mise en place aux États-Unis. Ce nouveau service proposé par Airbnb fonctionne 7 jours sur 7, et 24 heures sur 24. Les utilisateurs peuvent contacter une personne chez Airbnb partout dans le monde et à tout moment.

 
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