Assurance habitation

Airbnb : un logiciel pour détecter les utilisateurs dangereux ?

Publié par le , Mis à jour le 03/04/2020 à 09:48

Une intelligence artificielle pourrait venir en aide à Airbnb

Airbnb pourrait s’aider d'une intelligence artificielle pour débusquer des signes de "névroses" ou encore de "narcissisme" chez les locataires. Un nouvel outil qui a de quoi poser des questions et qui permettrait de durcir le règlement de l’entreprise.

Détecter des signes de névroses ou de narcissisme

Airbnb part à la chasse aux locataires suspects. La plateforme pourrait utiliser une intelligence artificielle pour détecter les personnes susceptibles de poser des problèmes aux propriétaires.

Selon un brevet déposé en 2019, ce logiciel a la capacité d’évaluer « la fiabilité et la compatibilité » avec le propriétaire mais aussi « son schéma de comportement et son caractère ». Concrètement, l’IA pourrait détecter des signes de "névroses", d’implication dans des crimes ou encore de narcissisme.

L’algorithme étudiera les photos, les vidéos et le vocabulaire utilisé par le locataire. Un procédé qui a de quoi inquiéter : « Comme pour toute autre entreprise, nous déposons un certain nombre de brevets, allant des listes de recherche à l’automatisation de la disponibilité des réservations et cela ne signifie pas nécessairement que nous appliquons en entier ni même en partie le contenu de ces brevets » tempère une porte-parole de Airbnb dans Business Insider.

Un durcissement du règlement de Airbnb

Une idée qui arrive quelques semaines après une fusillade mortelle perpétrée dans une maison louée par la plateforme. En octobre 2019, dans la ville d’Orinda près d’Orlando aux Etats-Unis, une fusillade éclate et fait 5 morts et une dizaine de blessés lors d’une fête d’Halloween.

Au lendemain du massacre, le co-fondateur de Airbnb prend la parole et annonce un durcissement du règlement de sa société. Des efforts qui prennent la forme d’une multiplication « du contrôle manuel lorsque le logiciel détectera des réservations suspectes ». Dans le même temps, le patron annonce la création d’une équipe qui pourra prendre des sanctions immédiates contre des internautes qui voudraient contourner le règlement.

Une intelligence artificielle qui permettra peut-être d’éviter des fêtes illégales. En juillet dernier, un propriétaire a retrouvé son logement en piteux état. À l'époque, des jeunes qui voulaient fêter la fin des examens ont trouvé un bon plan dans le Marais. Pour 500 euros la nuit, les adolescents ont sous-loué l’appartement sans l’approbation du propriétaire. Une histoire qui aura provoqué la colère des élus locaux : « Depuis deux ans, nous multiplions les opérations de contrôle pour lutter contre mes locations Airbnb illégales » explique dans un tweet Ian Brossat, adjoint au logement à la mairie de Paris.

Depuis la création de la plateforme en 2008, un demi-milliard de personnes a été hébergé dans le monde. D’un point de vue géographique, l’Europe devance l’Amérique du Nord et l’Asie. Concernant le Vieux continent, 380 villes proposent plus de 1 000 annonces.

Airbnb vise le milliard de voyageurs dans le monde

Aujourd’hui, l’entreprise espère attendre le milliard de voyageurs. Elle se donne jusqu’en 2028 pour atteindre ce cap. Un objectif qui pourrait être atteint avant cette échéance. La plateforme s’est offert un joli coup de pub en devenant l’un des sponsors des JO de 2024. Un accord qui a fait bondir les professionnels de l’hôtellerie qui ont décidé de suspendre leur participation à l’organisation de la compétition.

Anne Hidalgo, la maire de Paris n’a pas aussi manqué de faire savoir son mécontentement en adressant un courrier à Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des JO. Une lettre pour rappeler les dangers d’Airbnb.

 
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