Assurance habitation

Assurance habitation : Swiss Re anticipe une hausse prochaine des cotisations

Publié par le , Mis à jour le 07/09/2021 à 14:19

Quelles seront les sources de croissance du secteur de l’assurance dans les années à venir ? La question a été une nouvelle fois posée cette année lors des Rendez-vous de septembre (RVS), qui réunissent à chaque rentrée, depuis 1957, les principaux acteurs du marché mondial de la réassurance : réassureurs, assureurs et courtiers.

L'assurance des biens immobiliers va augmenter

Selon une étude publiée lundi 6 septembre à l’occasion de ces rencontres par la société d’assurance et de réassurance suisse Swiss Re, c’est la couverture des biens immobiliers qui devrait enregistrer la plus forte croissance dans les vingt années à venir. Deux raisons y concourent : l’urbanisation qui se poursuit à l’échelle du globe, et le changement climatique, dont les premières répercussions dramatiques se font déjà ressentir.

En premier lieu, l’extension des villes à l’échelle mondiale, va augmenter la quantité de biens à assurer : logements, bien sûr, mais aussi infrastructures : gares, aéroports, réseaux d’eau et d’électricité etc. À tel point qu’en cumulé, les cotisations d’assurances des biens immobiliers devraient presque tripler d’ici vingt ans : actuellement de 450 milliards de dollars, elles devraient atteindre 1 300 milliards de dollars en 2040.

Parallèlement, l’étude de Swiss Re indique l’augmentation de la fréquence et de la gravité des événements climatiques va, elle aussi, contribuer à augmenter en quantité ces mêmes cotisations. Si les catastrophes naturelles se rapprochent et concernent de plus en plus d’individus, ces derniers seront également de plus en plus nombreux à assurer leur bien immobilier : les primes destinées à couvrir les logements contre les risques climatiques devraient bondir de 22% sur la même période, pour arriver à 183 milliards de dollars.

Le changement climatique : un danger pour les assureurs

Toutefois, cette dernière anticipation risque également de mettre en difficulté les assureurs. Selon plusieurs estimations, l’intensité des catastrophes naturelles s’annonce telle qu’elles pourraient devenir prochainement inassurables. Des événements si massifs touchant au même moment des milliers de personnes posent en effet le problème de la mutualisation du risque. 

En France, le régime des catastrophes naturelles (dit « cat-nat ») en est un exemple : chaque assuré cotise à ce régime par une taxe sur son contrat d’assurance habitation. Quand un arrêté de catastrophe naturelle est pris, le régime indemnise les sinistrés. Mais la fréquence des sinistres est si importante que la balance est en déficit depuis 2015 : le régime catnat verse plus d’indemnisations qu’il ne recueille de cotisations (en 2020 : 2,2 milliards d’euros de prestations versées, contre 1,7 milliard d’euros encaissés).

Le problème de la mutualisation du risque climatique sera donc indéniablement aussi un vaste chantier pour les assureurs et réassureurs à moyen terme. Pour les assurés, le risque est grand aussi. À l'heure actuelle, pour sauver le régime catnat, il faudrait augmenter de 2,8 % à 3,7 % par an la taxe sur les contrats d’assurance habitation.

Assurance auto : hausse ou baisse des cotisations à l'avenir ?

Dans cet l’exercice de projection de Swiss Re, c’est donc bien la couverture des biens (c’est-à-dire les assurances dommages) qui sera à la fois source de profits et de risques pour les assureurs. Toutefois, ce segment ne couvre pas uniquement des logements, les biens matériels, tels que les véhicules, entrent aussi en jeu. 

Concernant l’assurance auto, la part des primes dans le total des assurances de biens devrait diminuer. D’un côté, il est vrai que l’augmentation moyenne du niveau de vie à l’échelle de la planète va soutenir le marché automobile : de plus en plus de ménages pourront s’offrir un véhicule à l’avenir. Mais, de l’autre côté, nous nous dirigeons également vers un marché qui comprendra davantage de véhicules très assistés, voire autonomes, ce qui devrait réduire le nombre de sinistres et les dommages à couvrir du côté des assureurs.

Selon les calculs du réassureur, les primes auto devraient doubler pour atteindre entre 1 300 et 1 400 milliards de dollars d’ici 2040, contre 766 milliards en 2020, grâce aux nouvelles classes moyennes des économies émergentes. En revanche, la part de ces polices dans les revenus des assureurs va être amené à diminuer pour atteindre 32%, contre 42% l’année dernière.

En revanche, il est difficile de prévoir à si long terme si les cotisations d’assurances auto augmenteront ou diminueront. D’un côté, des véhicules plus équipés seront plus chers à l’achat, et donc plus chers à assurer. De l’autre, si leurs technologies réduisent suffisamment les risques d’accidents, les cotisations baisseront mécaniquement. 

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