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Baromètre 2019 de l'habitat sain : les enfants sont les premières victimes

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Grandir dans un logement insalubre, c'est mauvais pour la santé et la scolarité

En Europe, un tiers des enfants grandissent au sein d’un logement insalubre présentant des problèmes de luminosité, de moisissures, d’humidité ou encore de chauffage. Sans surprise, de telles conditions de vie présentent un risque pour la santé des enfants concernés mais elles impactent aussi leur scolarité de manière négative.

Quatre fois plus de risques d’être en mauvaise santé

En Europe, on recense 26 millions d’enfants de moins de 15 ans vivant dans des logements que l’on peut qualifier d’« indignes ». Or, grandir dans de telles conditions entraîne quatre fois plus de risques d’être en mauvaise santé que les autres enfants du même âge. Ainsi, selon le baromètre 2019 de l’habitat sain réalisé par Velux, ces enfants peuvent souffrir de toux, d’eczéma, de souffle court, d’asthme ou encore de saturnisme.

Si les populations des zones périurbaines et celles bénéficiant de faibles revenus apparaissent comme étant les plus touchées par ce phénomène, les maisons individuelles situées en périphérie présentent généralement des problèmes relatifs au chauffage, à l’humidité ou à l’isolation par rapport aux logements du centre-ville.

Selon L’Obs qui cite la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés, 29,8 % des enfants qui se trouvent exposés à la précarité énergétique souffrent de sifflements respiratoires. Une pathologie qui ne touche que 7,1 % des autres enfants. En outre, les ménages n’ont parfois d’autre choix que d’utiliser un chauffage défaillant et inadapté qui présente un risque d’intoxication et entraîne de la condensation.

1,7 million de jours de classe manqués tous les ans

Au-delà de ces nombreux problèmes de santé recensés qui touchent les enfants, leur scolarité en pâtît considérablement.

Ainsi, les enfants qui grandissent dans un logement insalubre ou indécent présentent un taux d’absentéisme plus élevé que les autres enfants. Très précisément, chaque année, ce sont 1,7 million de jours de classe qui sont manqués à cause de pathologies résultant d’un environnement intérieur insalubre. Cela représente une moyenne de 2,5 jours de scolarité manqués par chaque enfant, selon le baromètre 2019 de l’habitat sain du groupe Velux.

Enfin, les enfants ne sont pas forcément mieux lotis dans l’enceinte de l’école. Ainsi, selon une étude réalisée par l’Observatoire de la qualité de l’air entre 2013 et 2017, 40 % des écoles françaises possèdent au moins une salle de classe trop confinée avec un renouvellement d’air insuffisant, et ce, alors même que les élèves se trouvent exposés à des produits toxiques du fait d’activités spécifiques comme la peinture, le coloriage ou le collage.

 
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