Assurance habitation

Ces villes où un DPE noté « A » peut augmenter la valeur de votre bien immobilier

Publié par le , Mis à jour le 09/10/2020 à 10:22

La présentation du DPE est obligatoire depuis juillet 2010

Une enquête vient de le montrer, dans la majorité des grandes villes, un Diagnostic de performance énergétique (DPE) « vert » (noté « A ») a tendance à renchérir la valeur de votre bien immobilier.

Le DPE est obligatoire depuis dix ans

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) a fête ses dix ans cet été. Cette étiquette, qui va du vert au rouge, ou qui présente sept nuances de violet, doit être présentée obligatoirement au candidat locataire ou acquéreur d’un logement depuis le 14 juillet 2010.

Mis en place par l’État dans le cadre du Plan Climat, le DPE doit participer à réduire les émissions de CO2 causées par les consommations domestiques des Français. Visible désormais sur toutes les annonces immobilières de vente ou de location, le DPE illustre d’un côté la consommation énergétique d’un logement, en kilowattheure par mètre carré et par an (kWhEP/m²/an) : c’est l’échelle du vert au rouge, dont les deux dernières marches, F et G, correspondent aux passoires thermiques, ces logements qui consomment le plus. A côté, l’étiquette violette traduit le taux d’émissions de gaz à effet de serre du bien.

Economies sur la facture énergie et plus-value sur la valeur du logement

Avec cette modélisation, les pouvoirs publics espéraient que le locataire ou l’acheteur soit mieux informé sur le bien immobilier qu’il convoite, et, qu’à terme il privilégie le logement le moins énergivore, plus vertueux pour la planète, mais également synonyme d’économies sur sa facture énergie. Dans le même temps, le DPE devait aussi contribuer à donner plus de valeur aux biens immobiliers « propres », qui devraient aujourd’hui se négocier plus cher.

Mais est-ce vraiment le cas ? C’est la question s’est posée le site SeLoger dans une enquête récente. La « valeur verte » d’un logement, cette plus-value que devrait lui conférer de bonnes performances énergétiques est-elle une réalité ? Pour l’évaluer SeLoger a comparé la différence du prix au mètre carré entre des logements classés A (moins de 50 kWh/m²/an) et ceux classés E (entre 231 et 330 kWh/m²/an), dans les villes françaises de plus de 100 000 habitants.

Dans la majorité des grandes villes la « valeur verte » est significative

A première vue, le DPE a bien eu une influence significative sur le prix des logements les plus vertueux écologiquement. Dans quatre grandes villes l’écart de prix entre un bien classé A et un autre classé E dépasse les 50% : Mulhouse, Strasbourg, Perpignan et Saint-Etienne. C’est la préfecture de la Loire qui affiche le plus grand écart : à caractéristiques équivalentes, un logement énergétiquement vertueux coûte en moyenne 68 % plus cher qu’un logement classé E.

Bien sûr, l’étiquette affichée n’est pas la seule responsable, précise le site. Un logement classé A est souvent un logement qui a été entièrement refait pour pouvoir présenter de telles performances (changement des fenêtres, de l’isolation, de la chaudière…), la présence de ces équipements neufs influe donc aussi sur le prix.

On trouve 17 autres grandes villes françaises dans lesquels l’écart de prix est favorable (entre +10% et +50%) aux logements classés A, entre autres : Orléans, Nice, Rouen, Toulouse, Metz, Le Havre, Marseille, Montpellier, Nîmes, Toulon…

Dans d’autres grandes villes le DPE a encore peu d’influence

Les cas des villes restantes sont plus surprenants. On trouve des écarts de prix très mince dans certaines villes, comme à Paris, où il n’est que d’1,6% en faveur des logements propres. Dans un marché immobilier aussi tendu que celui de la capitale, on peut en conclure que la valeur verte des logements est presque inexistante : un logement même mal classé trouvera forcément preneur !

Enfin, cette enquête met également en lumière des villes où un logement énergivore coûte, contre toutes attentes, en moyenne plus cher qu’un logement vertueux : c’est le cas à Lille, Bordeaux, Angers, Caen et Rennes (où l’écart est de 26,7%... en faveur du logement classé E !). Cela s’explique, dans ces villes, par la concentration d’immobilier ancien ou très ancien dans leurs centres historiques, qui les rendent très onéreux malgré leur facture énergétique.

Des conclusions qui incitent à la rénovation énergétique

Néanmoins, il semblerait que dans la majorité des grandes villes, un DPE de couleur verte contribue bien à donner plus de valeur aux bien immobiliers. En plus de cette plus-value, ces logements permettent de gagner en qualité de vie, et de réaliser sur le long-terme des économies sur votre facture d’énergie.

Pour que le parc immobilier aille dans ce sens, de nombreuses aides favorisent la rénovation énergétique des logements. C’est le cas notamment de MaPrimeRénov’, qui devrait permettre, à partir du 1er janvier 2021, de financer jusqu’à 90% des travaux pour les foyers les plus modestes. Pour réaliser des économies sur d’autres postes de dépenses de votre logement, vous pouvez également comparer le coût de votre assurance habitation en ligne.

 
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