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Construction immobilière : la nouvelle norme thermique RT 2020

Publié par le , Mis à jour le 14/01/2020 à 11:39

La RT 2020 impose l'isolation par l'extérieur à la construction d'habitations

La nouvelle norme de régulation thermique RT 2020 va remplacer la RT 2012 d'ici 2021. À l'instar de celle-ci, elle ordonne de nouveaux standards de construction immobilière afin d'optimiser au mieux la consommation énergétique d'un bâtiment. Les objectifs sont simples : construire plus de bâti à énergie positive pour faire disparaître le gaspillage et miser sur l'électricité renouvelable.

Une norme obligatoire pour le neuf d'ici 2021

La réglementation RT 2020 n'est plus si récente. Il faut savoir qu'elle s'applique déjà à la construction de bâtiments publics depuis l'année 2018. Elle n'est pas non plus la première en son genre : la première fut la RT 1974, créée peu après le premier choc pétrolier et gravant dans les consciences l'importance de réguler la consommation des énergies fossiles. Elle instaurera la première limite thermique à 225 kWh/m² par an. Elle fut ensuite suivie de la RT 1982, RT 1988, RT 2000, RT 2005, RT 2012 et finalement RT 2020, dans une optique d'économiser toujours plus d'énergie et d'instaurer des objectifs plus « verts ».

Ainsi, d'ici au 1er janvier 2021, cette nouvelle norme s'imposera dans toutes les constructions immobilières sur le sol français. Tel que le met en exergue SeLoger, il est d'ores et déjà possible d'anticiper l'entrée en vigueur de la RT 2020 en adoptant des énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, éolien, récupérateur d'eau de pluie, pompe à chaleur, solaire, thermodynamique...) et/ou en optimisant l'isolation de l'habitation.

Le principe de la RT 2020 : construire des maisons à énergie positive

Suite au Grenelle de l'environnement, la décision de diviser par trois la consommation d'énergie dans l'habitat nouvellement construit a été prise. Mais cette fois-ci, l'idée n'est pas seulement de réduire la consommation énergétique des habitations, mais bien de les rendre autosuffisantes voire autonomes. C'est ce que l'on nomme plus couramment le concept BEPOS (bâtiment à énergie positive), qui veut limiter le recours aux dépenses d'énergies et ressources naturelles via le chauffage, la climatisation, l'éclairage, la ventilation et l'eau chaude sanitaire.

Trois principes sont donc mis en place pour cette RT 2020 :

  • Une maison construite d'après cette nouvelle norme doit produire plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Pour cela, il est idéal de faire appel au renouvelable, de diminuer au maximum sa consommation et d'optimiser les dépenses restantes par une gestion intelligente de l'énergie.
  • La RT 2020 veut des maisons passives, c'est-à-dire qui produit autant d'énergie qu'elle n'en consomme (elle doit de facto être une source d'énergies renouvelables).
  • La maison RT 2020 est une maison à énergie positive : grâce aux technologies d'accumulation et de restitution de chaleur, ainsi que de production d'électricité, elles peuvent afficher un bilan énergétique positif. Afin d'éliminer les ponts thermiques, elle est isolée par l'extérieur, ou bien ses façades sont désolidarisées de la structure du bâtiment.

Une nouvelle norme pour remplacer la RT 2012

La RT 2012 et 2020 diffèrent en quelques points. En effet, il existe certaines contradictions entre les deux en terme d'énergie. On sait entre autres que la RT 2012 favorisait plutôt le gaz, tandis que la RT 2020 met l’accent sur l'électricité pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Ainsi, la RT 2020 fait passer de 50 kWh/m² par an la dépense énergétique maximale à 0 kWh/m² par an. C'est donc un gaspillage 0 qui est visé par cette norme.

Aussi, elle s'adresse également aux appareils ménagers et électroménagers, et plus seulement au systèmes de refroidissement, chauffage, production d'eau chaude sanitaire, éclairage et consommation énergétique. Elle prend en compte, non seulement l'isolation, mais également la production d'énergie et l'empreinte environnementale. À savoir que cette nouvelle norme engendre un surcoût de départ de 5 à 10 % lors d'un projet immobilier par rapport à la RT 2012. Ces frais supplémentaires seront compensés à moyen terme grâce à l'économie d'énergie réalisée.

 
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