Assurance habitation

Dans quel arrondissement de Paris est-il le plus difficile de louer un appartement ?

Publié par le , Mis à jour le 27/01/2020 à 15:25

En dehors de Paris, c'est le département du Val-de-Marne où la tension locative est la plus forte

En France, il est difficile de trouver chaussure à son pied en métropole question locationLes marchés sont tendus et les annonces ne restent parfois que quelques jours avant de trouver preneur. À Paris, cette tension est encore plus exacerbée. Dans certains arrondissements, louer peut être un véritable parcours du combattant, tel que le montre une étude de Flatlooker, une agence de gestion locative en ligne (20 800 candidatures analysées). Et les résultats de cette enquête sont pour le moins surprenants !

Dans quels arrondissements est-il plus difficile de louer ?

Il faut savoir qu'à Paris, on recense en moyenne 3,3 dossiers d'aspirant locataires par jour. Mais la demande est très inégalement répartie entre les différents arrondissements. « Ce n'est un secret pour personne : le marché locatif parisien est extrêmement tendu. Nous avons cherché à chiffrer cette tension en se basant sur les milliers de mises en locations effectuées chez Flatlooker en 2019. La conclusion est qu'à Paris, nous recevons en moyenne une dizaine d'e-mails ou d'appels par jour par logement, pour plus de trois dossiers déposés. Les disparités entre les quartiers sont grandes et montrent les tendances des recherches des locataires : la rive droite a clairement le vent en poupe ! », allègue Nicolas Goyet, co-fondateur de l'entreprise.

Alors, quels sont les départements les plus tendus ? Sans aucune contestation possible, le 9e arrondissement accuse du plus grand nombre de candidatures rendues en moyenne pour un logement, suivi du 11e, puis du 12e. D'après l'étude, la tension locative se répartit comme suit sur la capitale :

  • 9e : 5 candidatures en moyenne ;
  • 11e : 4,7 ;
  • 12e : 4,6 ;
  • 10e : 4,4 ;
  • 13e : 4,2 ;
  • 8e : 3,9 ;
  • 20e : 3,9 ;
  • 2e : 3,5 ;
  • 18e : 3,5 ;
  • 4e : 3,3 ;
  • 14e : 3,2 ;
  • 19e : 3,2 ;
  • 1er : 3 ;
  • 3e : 3 ;
  • 7e : 2,9 ;
  • 17e : 2,5 ;
  • 16e : 2,3 ;
  • 6e : 2,1 ;
  • 5e : 2 ;
  • 15e : 1,9.

En plus des 5 dossiers quotidiens, Flathooker reçoit en moyenne 3,8 appels pour chaque appartement mis en location dans le 9e, 3,7 appels pour le 11e et 3,8 pour le 12e. Pour ce qui est des arrondissements les moins tendus, les locations du 15e ne reçoivent « que » 1,8 appels par jour et le 5e 1,9 appels.

L'offre et la demande locative à Paris : un marché bien spécifique

Au premier abord, ces résultats peuvent paraître surprenant : traditionnellement, le 9e est plutôt un quartier d'affaires, peu destiné au marché locatif. A contrario, le 15e est l'arrondissement résidentiel par excellence, familial et comptant de nombreux logements. Mais Nicolas Goyet explique : « le 9e est devenu très à la mode ces derniers mois. Nous voyons apparaître de nombreux restaurants et bars branchés favorisant l'installation de couples. » Pour ce qui tient du 15e, le co-fondateur de Flathooker pointe justement du doigt sa nature résidentielle : « il y a énormément d'offres, ce qui explique que la tension locative soit moins importante. »

Il faut également comprendre que les arrondissements comportant des logements moins chers dans l'absolu attirent plus de candidats, donc contribue à tendre le marché. Car les petits logements sont bien plus demandés que les grands : le T1 est quatre fois plus populaire en Île-de-France que le 4 pièces (et plus). « Pour les locataires la concurrence est rude sur les petites surfaces. La colocation est souvent l'occasion de faire de bonnes affaires en partageant un grand logement à plusieurs : la concurrence est moins forte et les chances d’avoir un logement augmentent », remarque Nicolas Gayet. Il note également que « les logements meublés génèrent 25 % de candidatures en plus que les logements nus. L’intérêt pour les meublés est plus fort. Cela s'explique par leur typologie : ce sont généralement des logements de plus petite surface et qui génèrent plus de demandes. »

Et c'est en partie ce qui explique l'attractivité de la rive droite, dont les arrondissements affichent des prix moyens à la location entre 26 et 29 euros le m². Rive gauche, les tarifs dépassent aisément 30 euros au m².

Et en banlieue, quel est le département le plus tendu ?

Si l'on se penche sur toute l'Île-de-France, c'est le Val-de-Marne (94) qui remporte le titre de département le plus tendu après Paris. Dans ce département, Flathooker observe 2,8 dossiers déposés en moyenne et 2,2 appels, contre 2,3 dossiers pour la Seine-Saint-Denis (93) et 2,2 dossier et 1,8 appels pour les Hauts-de-Seine (92).

Nicolas Goyet donne à nouveau une explication : « La tension locative observée dans le Val de Marne est plus élevée que dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis car le département bénéficie de conditions privilégiées : une densité de population la moins importante d'Ile-de-France, des loyers encore abordables et une image positive du département notamment du côté du Bois de Vincennes. »

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES