Assurance habitation

Effondrement des immeubles à Marseille : la difficile tâche des assureurs

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Une enquête qui s'annonce longue et délicate

Après la tragédie des immeubles effondrés à Marseille, les assureurs commencent leur difficile travail. Entre les dommages matériels et corporels, la tâche s’annonce délicate.

De nombreuses perquisitions effectuées

Après l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille, l’heure est désormais aux réponses. Le 14 novembre dernier, les habitants ont organisé une « marche de la colère » pour réclamer des réponses après la tragédie. Une enquête est actuellement menée par la brigade criminelle de la police judiciaire pour établir d’éventuelles responsabilités. Les domiciles des experts qui ont examiné les immeubles ont fait l’objet de perquisitions. Quelques jours auparavant, la police judiciaire avait perquisitionné Marseille Habitat, le bailleur social, les domiciles des propriétaires de l’appartement de l’immeuble effondré et les services de la mairie. En parallèle, les assureurs ont débuté leur travail. Selon le site l’Argus de l’Assurance, deux assureurs sont mobilisés : Smacl Assurances et le groupe Groupama via Gan Assurances ainsi que Groupama Méditerranée. Une tâche qui s’annonce complexe pour les professionnels de l’assurance : « l’analyse des causes et responsabilité n’est pas terminée et risque d’être assez complexe » explique Groupama à l’Argus de l’Assurance.

Des dommages matériels allant de 150 000 à 200 000 euros par immeuble

Par ailleurs, les assurances  vont devoir étudier le versement d’indemnisation au titre des dommages corporels. Comme l’explique Smacl Assurance, un dossier a été ouvert au titre de la garantie responsabilité à l’égard des tiers. Le dossier est en tout cas surveillé de très près par la Fédération Française de l’Assurance (FFA) qui a pour rôle d’assurer la coordination de l’ensemble des parties et surtout pour les victimes. Par ailleurs, on apprend que la garantie effondrement est acquise pour ce type de logement. Reste maintenant à savoir si elle sera activée. La réponse viendra des différents rapports d’expertise. Même s’il est encore difficile de déterminer une facture des dommages matériels dans cette affaire, l’Argus de l’Assurance a avancé un coût moyen de 150 000 à 200 000 euros par immeuble. Un chiffre à prendre avec des pincettes qui ne prend pas en compte les montants des dommages corporels.

 
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