Assurance habitation

Expulsions locatives : 15 993 ménages ont été expulsés en 2018

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Habitation : plus de 36 000 personnes expulsées en 2018

L’année dernière, plus de 36 000 personnes ont été expulsées, selon la Fondation Abbé Pierre. Alors que ce nombre est en augmentation de 2,9 % sur un an, l’association réclame un plan d’urgence estimé à 100 millions d’euros.

+41 % d’expulsions locatives depuis 10 ans

Toujours plus de Français en situation de précarité. Selon la Fondation Abbé Pierre, les expulsions locatives ont atteint un nouveau record l’année dernière, avec plus de 15 993 ménages expulsés manu militari (plus de 36 000 personnes), soit une hausse de 2,9 % sur un an. Si l’on y ajoute les personnes parties avant l’arrivée des forces de l’ordre, le bilan serait entre « deux et trois fois » plus important, rappelle l’association.

 « C’est un record historique et une augmentation sans précédent de 41 % depuis 10 ans et de 152 % depuis 2001 », indique la Fondation dans un communiqué. Christophe Robert, son directeur général, déplore cette situation : « Ça veut dire que notre manière d’agir n’arrive pas à endiguer ce fléau […] c’est un très mauvais signal ». Pour l’association, seul « un plan d’urgence » pourrait enrayer ce phénomène. Un « plan d’urgence » réclamé depuis mars dernier et estimé à 100 millions d’euros. Cela permettrait notamment de tripler le budget du fonds d’indemnisation des bailleurs, permettant ainsi aux préfets d’empêcher un plus grand nombre d’expulsions.

La trêve hivernale entre le 1er novembre 2019 et le 31 mars 2020

Ces déclarations interviennent à quelques jours du début de la trêve hivernale (1er novembre). Durant cette période, aucune expulsion locative ne peut avoir lieu. Certains cas ne sont toutefois pas concernés :

  • Si les locataires se trouvent dans un immeuble qui a fait l'objet d'un arrêté de péril
  • Si les locataires ou occupants sont assurés d'un relogement correspondant à leurs besoins familiaux
  • Si la résidence principale est squattée (occupé par des personnes entrées illégalement)
  • Si la résidence secondaire ou tout autre lieu est squatté, la décision d'expulsion peut priver les squatteurs du bénéfice de la trêve hivernale.
 
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