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Habitation : en zone rurale, les Français vivent-ils mieux ?

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Quelle note les Français attribuent-ils à leur logement ?

Pour la troisième année consécutive, l’association Qualitel a demandé aux Français d’attribuer une note à leur logement. Si la note globale est assez stable depuis le premier baromètre, l’édition 2019 laisse entrevoir d’importantes disparités entre zones rurales et urbaines.

Les Parisiens moins satisfaits de leur logement

En partenariat avec Ipsos, l’association Qualitel vient de publier son troisième baromètre sur la qualité des logements en France. Pour son étude, l’association a demandé aux Français de noter leur logement selon 17 critères : confort thermique, luminosité, isolation, etc. Relayée par 20 minutes, l’édition 2019 dévoile une note moyenne de 6,8/10. Une note assez stable depuis le premier baromètre, selon le directeur de Qualitel, Antoine Desbarrières. L’étude démontre toutefois d’importantes disparités selon les localisations et notamment entre zones rurales et urbaines.

En attribuant une note moyenne de 7/10, les Français résidant dans des communes rurales, c’est-à-dire de moins de 2 000 habitants, sont les plus satisfaits de leur logement. Un sentiment qu’ils sont moins nombreux à partager dans les métropoles (plus de 100 000 habitants), puisque la moyenne s’élève à 6,7/10. Dans l’agglomération parisienne, et encore plus à Paris, celle-ci diminue respectivement à 6,4/10 et 6,2/10.

Surface des logements, isolation phonique et statut du résidant

Cet écart entre campagnes et villes s’explique notamment par la différence de surface des logements. Alors que les Parisiens aimeraient vivre dans 91 m2, mais doivent se contenter de 61 m2, dans les communes rurales et moyennes, la réalité est tout autre. Dans les villes de moins de 2 000 habitants, la taille « idéale » du logement (135 m2) est presque équivalente à la taille « espérée » (134 m2).

Si le premier facteur expliquant l’écart de note moyenne apparaît comme évident, les autres le sont tout autant. Les Franciliens sont ainsi 33 % à déclarer subir des nuisances sonores. Dans les communes rurales, le pourcentage descend à 11 %. Il en est de même pour le statut du résidant. Avec des prix dépassant les 10 000 €/m2 à Paris, il est de plus en plus difficile d’accéder à la propriété. Pourtant, les propriétaires apparaissent bien plus satisfaits de leur logement que les locataires (7,2/10 contre 6/10). Un ensemble de facteurs qui influent sur les envies d’ailleurs. Alors que 81 % des Français habitant des communes rurales déclarent vouloir y rester, les habitants des métropoles sont 88 % à souhaiter déménager dans une ville moyenne (moins de 100 000 habitants).

 
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